Le risque : considérations générales sur son étude et comment y faire face

La notion de risque, telle que formalisée aujourd’hui dans des textes, repose sur une définition récente (nous pourrions dire la même chose de l’utilisation courante du terme dans la vie de tous les jours). Globalement, elle représente le produit de la fréquence ou la probabilité de survenue d’un dommage et de la gravité de ce dommage. Intuitivement, les hommes ont toujours exercé des activités à risques, en développant des stratégies d’autopréservation. Mais, la situation change radicalement dès lors que l’exposition à un danger devient plus ou moins volontaire pour certains mais pas pour d’autres. Le terme de volontaire doit être compris comme décrivant une situation où un individu prend conscience du risque encouru et essaye de le sous peser au regard du bénéfice escompté. C’est ainsi qu’est naît le risque professionnel et, bien plus tard, le risque environnemental.

Plusieurs exemples rentrent dans ce schéma. Citons-en deux :
- Le risque professionnel attribué à la manipulation de produits dangereux n’a véritablement émergé qu’une fois que les premières mesures ont été prises pour diminuer les accidents eux-mêmes. En somme le risque de se bruler en manipulant les produits en fusion a longtemps était bien supérieur à celui attribuable à l’inhalation d’émanations toxiques (interface économique et environnementale).
- Les mauvaises conditions sanitaires de l’environnement urbain étaient dues à la méconnaissance des mécanismes de la propagation des maladies infectieuses. De l’intervention de John Snow pour stopper la propagation de l’épidémie de choléra de 1852 à Londres, à certaines mesures préconisés par les hygiénistes de la fin du 19ème siècle, nous voyons les prémices de la santé environnementale (interface social/environnemental).

Références associées aux articles

SPIP  Mise à jour : le 8 décembre 2019 | Chartes | Mentions légales | A propos