La ressource en eau : quelques chiffres

Dans le cadre de ce cours, nous insistons sur la gestion proximale de l’eau, c’est-à-dire au plus près de la demande (du consommateur). Il s’agit donc bien de décrire l’action publique nécessaire pour la sécurisation de l’approvisionnement (quantitative) et de la potabilité (qualitative). Cependant, comme pour l’ensemble des cours, nous essayons de ne pas nous limiter aux aspects techniques, mais bien de poser cette problématique dans le cadre des enjeux à l’échelle de la planète et dans leur diversité de présentation qui est à l’origine de très importantes disparités en fonction des conditions géographiques, climatiques ou socio-économiques.

Pour situer les problèmes à leur juste dimension, il est important de connaître quelques chiffres. Si 71% de la surface de la terre est recouverte d’eau, c’est de l’eau salée pour 97%. Les ressources potentielles sont gigantesques, mais moins de 3% de l’eau dans le monde est douce et sur cette quantité, 76% est immobilisée sous forme de glaces ou de neige (même si le changement climatique est responsable de leur fonte accélérée). L’eau disponible pour l’humanité ne représente donc que 0,5%, soit environ 8 500 000 Km3 du stock total qui se répartit principalement dans les réservoirs souterrains (aquifères, 96%) , et dans les eaux de surface (lacs et réservoirs artificiels, rivières).

A la surface terrestre, il existe de grandes variations du cycle de l’eau. Les flux liquides sont conditionnés par l’ensemble des paramètres bioclimatiques :
- précipitations mais aussi température,
- végétation ( utilisation de l’eau du sol par les végétaux, évapotranspiration),
- occupation du sol, topographie, lithologie et géologie ( ruissellement, infiltration).

La modification par l’homme de certaines caractéristiques du cycle de l’eau peut entraîner un déséquilibre critique( déforestation et désertification, imperméabilisation des zones urbaines et mauvaises recharges des nappes, ,,,,)

Pour compléter notre vision globale de l’état de la ressource il nous faut introduire la notion de temps de renouvellement [1]. Toute l’eau ne participe pas en permanence au cycle de l’eau. Chaque molécule d’eau de l’hydrosphère ne circule pas constamment d’un réservoir à l’autre et elle peut rester pendant un certain temps dans un réservoir. Ce temps de résidence dépend de la rapidité des transferts : plus ils sont rapides et plus les temps de résidence sont courts et plus l’eau du réservoir concerné est renouvelée rapidement.

Notes

[1] Le sujet sera repris en détail dans un autre module

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