De l’histologie à l’anatomie pathologique

L’architecture d’un organe se caractérise par la disposition précise des différentes types cellulaires, agencés en ensembles cohérents. Les glandes adoptent une orientation par rapport au milieu extérieur, des cellules épithéliales forment un tapis protecteur, les cellules stromales constituent le tissu de soutien. La composante épithéliale assure la fonction caractéristique d’un organe, par exemple les sécrétions pour l’épithélium bronchique ou l’absorption pour le revêtement intestinal. Mais, l’organe est un tout. Chaque structure et composante cellulaire joue un rôle essentiel (les fibroblastes sécrètent les composants du tissu de soutien, les cellules du système immunitaire assurent une vigilance contre certaines agressions, les capillaires apportent les nutrients nécessaires au maintien du tissu [1]), toujours dans le sens de la préservation fonctionnelle et le maintien de l’intégrité.

Divers états pathologiques s’établissent en fonction de la cause et peuvent donner lieu à des remaniements caractéristiques, avec altération de la composition ou modification de la différentiation (métaplasie [2]), apparition de populations cellulaires anormales (cellules inflammatoires), ou encore des phénomènes de mortalité cellulaire par nécrose ou apoptose.

A la longue un état pathologique peut évoluer vers une altération irréversible de la fonction d’un organe : fibrose pulmonaire ou cirrhose hépatique par exemple. Au delà des modifications qui ne concernent que la composition ou la disposition de populations cellulaires normales, l’apparition d’atypies cellulaires peuvent être annonciatrices d’un processus tumoral, bénin ou malin, comme c’est le cas pour le polype intestinal de la figure ci-contre. Dans tous les cas l’examen anatomopathologique, examen diagnostic par excellence, peut apporter des indications pour remonter vers la cause.

4 Messages de forum

  • De l’histologie à l’anatomie pathologique 29 janvier 2010 09:35, par Kana Paul Martin Jonas

    "(....) l’examen anatomopathologique, examen diagnostic par excellence...." : en quoi consiste cet examen ? quels sont les éléments pathologiques recherchés recherchés ?

    • De l’histologie à l’anatomie pathologique 29 janvier 2010 10:29, par Yorghos Remvikos

      Les deux exemple des figures vous montrent exactement le but rechercher. Il s’agit de préparations (coupes fine colorées) permettant d’examiner l’histologie de l’échantillon. Ensuite, l’œil averti reconnaît l’existence de signes pathologiques. C’est ce qui est schématisé sur le polype intestinal, qui comporte des parties reconnaissables de tissu normal et altéré.

      • De l’histologie à l’anatomie pathologique 29 janvier 2010 14:07, par Djeufa Heuchin Gile

        je crois tout de même que l’anatomopathologie présente un grand intérêt en ce sens qu’elle permet de savoir à quel niveau précisément l’attaque a lieu !

        • De l’histologie à l’anatomie pathologique 29 janvier 2010 15:42, par Yorghos Remvikos

          L’essentiel à retenir se trouve dans le dernier paragraphe. C’est sur l’examen anatomopathologique que repose le diagnostic : lésion ou pas, type, degré d’agressivité, étendue des dégats, etc.

Notes

[1] C’est par cette voie que les agents étrangers vont pouvoir diffuser dans le corps

[2] Définie plus loin

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Coupe histologique de tissu bronchique Coupe histologique et représentation schématique d'un polype intestinal

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