Une tentative de synthèse de l’ensemble des éléments

Nous avons commencé le cours avec un extrait de la déclaration de Rio. Voici un autre extrait, issu de l’article 2 du traité de l’Union Européenne : “La communauté aura pour tâche ... de promouvoir un développement harmonieux et équilibré des activités économiques, une croissance durable et non inflationniste respectueuse de l’environnement, un degré élevé de convergence des résultats économiques, un niveau élevé d’emploi et de protection sociale, ainsi que l’élévation du niveau et de la qualité de vie.

Dans les deux cas nous avons une vision athropocentrique (l’homme au cœur des préoccupations), qui mentionnent explicitement soit la santé soit la qualité de vie. Nous avons donc consacré des pages à l’étude de la qualité de vie en lien avec la santé et nous avons essayé de montrer que les déterminants de la santé sont de plusieurs sortes (biologiques, physiques, socio-économiques...). Tout au long des pages nous avons essayé de fournir les éléments de succès de la mise en œuvre de politiques (thème 2) visant à améliorer l’état sanitaires des populations, en analysant quelques uns des facteurs qui, au contraire, peuvent avoir des effets dommageables, chiffres à l’appui (thème 1).

Dans une série de clichés qui ne peut être exhaustive [1], nous avons essayé de montré que les inégalités, les injustices, la privation (dans le sens social), en tant que sources et conséquences du développement non durable, sont associés à une mauvaise santé pour des raisons qui tiennent aux conditions de vie (insalubrité, exposition à des polluants toxiques), au stress généré, mais aussi à un défaut d’accès aux soins. Nous avons montré que des améliorations dépendent de la refonte du système de soins, en l’axant sur les personnes et leurs besoins spécifiques, mais aussi par des actions structurelles sur les systèmes socio-économique et politique, générateurs d’inégalités jusqu’à l’exclusion sociale.

Si nous avons tant insisté sur la lutte contre les inégalités (en particulier de santé), ce n’est pas par attachement à un système égalitaire. Par ailleurs, le rêve hygiéniste de pouvoir fournir à tous un environnement (dans le sens large) dépourvu de tout risque, s’est avéré plus de 100 plus tard illusoire. Bien sûr les principes fondamentaux d’équité et de solidarité doivent guider l’action. Cependant, il nous faut surtout constater que les succès obtenus en matière de santé publique dans les dernières décennies ne doivent pas masquer leur répartition inégale. Si certaines pathologies ont reculé, l’espérance de vie de certaines populations a diminué : dans certains états africains à cause du SIDA, ainsi que dans certains pays d’Europe de l’Est.

Le tableau ci-contre compare sur toute une série de point la politique “Santé pour tous” de l’OMS à l’Agenda 21 (textes fondateurs du développement durable, adoptés à la conférence de Rio de 1992). Les similitudes frappantes montrent, si besoin est, la relation intime entre santé et développement durable.

Notes

[1] la démographie et le vieillissement de la population des paramètres importants qui n’ont pas été traités

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