La transition épidémiologique selon Omran

La théorie de la "transition épidémiologique" d’Abdel Omran a constitué la première tentative d’explication des extraordinaires progrès de la santé publique réalisés depuis le 18e siècle dans les pays industrialisés. Sa description comportait trois phases (ou âges) :
- “l’âge des pestes et de la famine”, au cours duquel la mortalité est forte et fluctuante, avec une espérance de vie moyenne inférieure à 30 ans,
- “l’âge du recul des pandémies” au cours duquel l’espérance de vie augmente considérablement, passant de moins de 30 à plus de 50 ans, et
- “l’âge des maladies dégénératives et des maladies de société”, au cours duquel le rythme de la baisse de la mortalité s’amortit, en même temps que la disparition des maladies infectieuses augmente la visibilité des maladies dégénératives et que les maladies de société deviennent de plus en plus fréquentes.

Evidemment, ce modèle assez simple avait des conséquences considérables sur l’évolution prévisible de l’espérance de vie. Mais ceci ne tenait pas compte des formidables progrès dans les traitements des pathologies cardiovasculaires qui étaient à l’époque la première cause de mortalité dans les pays développés. Des révisions de la transition épidémiologique ont été proposées, avec plus ou moins de succès. Retenons que le principe de la transition des pathologies infectieuses vers des pathologies chroniques reste intéressant, même s’il est mis à mal par les maladies dites émergentes.

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