DÉCLARATION DE LA TROISIÈME CONFÉRENCE MINISTÉRIELLE SUR L’ENVIRONNEMENT ET LA SANTÉ

Eau et santé

Nous adoptons le Protocole sur l’eau et la santé à la Convention d’Helsinki sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux de 1992 dans le but de prévenir, de combattre et de faire reculer les maladies d’origine hydrique grâce à une collaboration dans les domaines de la gestion des ressources en eau et de la protection de la santé et de l’environnement. Nous remercions le gouvernement hongrois d’avoir pris la tête du processus d’élaboration de ce protocole et invitons tous les États membres de la Commission économique pour l’Europe de l’Organisation des Nations Unies et de la Région européenne de l’OMS à ratifier tant le Protocole que la Convention précitée.

Dans le cadre du Protocole, nous prendrons toutes les mesures appropriées pour obtenir :
- un approvisionnement adéquat en eau potable salubre et exempte de micro-organismes, de parasites ou de substances qui, en raison de leur nombre ou de leur concentration, constituent un danger potentiel pour la santé de l’homme, y compris par la protection des ressources en eau utilisées pour l’approvisionnement en eau potable, par le traitement de l’eau et par la mise en place, l’amélioration et le maintien de systèmes collectifs ;
- un assainissement adéquat d’une qualité propre à permettre de protéger suffisamment la santé de l’homme et l’environnement grâce en particulier à la mise en place, à l’amélioration et au maintien de systèmes collectifs ;
- une protection efficace des ressources en eau utilisées pour l’approvisionnement en eau potable et des écosystèmes aquatiques correspondants contre la pollution due à d’autres causes, notamment à l’agriculture, à l’industrie et aux autres rejets et émissions de substances dangereuses. Cette protection visera à réduire et à éliminer effectivement les rejets et émissions de substances jugées dangereuses pour la santé de l’homme et pour les écosystèmes aquatiques ;
- une protection suffisante de la santé de l’homme contre les maladies liées à l’eau qui sont dues à l’utilisation d’eau à des fins récréatives, à l’utilisation d’eau pour l’aquaculture et la conchyliculture, et à l’utilisation d’eaux usées pour l’irrigation ou à l’utilisation de boues d’épuration dans l’agriculture ou l’aquaculture ;
- la mise en place de systèmes efficaces pour surveiller les situations risquant d’entraîner des épisodes ou des incidents de maladies liées à l’eau et pour intervenir en cas d’épisodes et d’incidents, ou de risque d’épisodes et d’incidents, de telles maladies.

Nous appliquerons les dispositions du Protocole dans toute la mesure du possible avant son entrée en vigueur. Nous demandons à la CEE/ONU et à l’OMS de fournir une assistance à cette fin, notamment :
- en organisant des réunions des signataires, ouvertes à tous les États habilités à signer le Protocole, à la Commission européenne et à toutes les organisations internationales, intergouvernementales et non gouvernementales intéressées ;
- en offrant l’infrastructure nécessaire dans le cadre des budgets existants. Nous préconisons, dans cette tâche, une étroite coopération entre la CEE/ONU, l’OMS, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la Commission européenne, ainsi que d’autres organisations internationales intéressées. Nous demandons en particulier à la CEE/ONU et au PNUD d’apporter une contribution utile aux stratégies nationales pour le développement durable en continuant à développer les capacités nationales dans le domaine de l’eau et de la gestion de l’eau. Nous offrons de partager notre expérience avec d’autres régions du monde et recommandons le Protocole à l’attention des autres commissions régionales de l’Organisation des Nations Unies et des bureaux régionaux.

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