Grandes catégories d’exposition à l’amiante

L’exposition environnementale représente une demande nouvelle. Pour autant, comme vous aurez l’occasion de le voir dans l’enregistrement sur l’usine de concassage d’amiante en pleine zone résidentielle d’Aulnay-sous-bois ou dans le TD sur l’exposition au pö en Nouvelle Calédonie, ces expositions existent bien et peuvent entraîner des conséquences sanitaires mesurables.

Du point de vue des mesures de gestion, il faut faire la distinction par milieu et type d’exposition :
- En milieu professionnel (mesures spécifiques = ventilation ou équipements de protection) ;
- En air intérieur, valeurs limites avec mesures sur les matériaux utilisés ;
- Reste l’exposition environnementale beaucoup plus difficile à gérer (cf le TD mentionné plus haut).

La saisine du Ministère comprend une demande d’étude de nouvelles circonstances d’exposition. Lesquelles ? Commentez les différentes catégories proposées en fonction des mesures de gestion envisageables.

20 Messages de forum

  • Grandes catégories d’exposition à l’amiante 7 janvier 2011 10:56, par Kana Paul Martin Jonas

    Les nouvelles circonstances d’exposition lors de la saisine du ministère sont : - l’exposition aux Fibres courtes d’amiante - l’exposition aux fibres fines d’amiante en milieu professionnel

    Les différentes catégories d’exposition proposées en fonction des mesures de gestion envisageables sont : - environnement général extérieur - environnement général intérieur - environnement professionnel.

    Ces différentes catégories se basent uniquement sur le fait que l’amiante n’est absorbée que par la voie respiratoire, par conséquent la réduction de sa concentration dans l’air est suffisante pour diminuer le risque d’exposition de l’amiante pour la sante humaine

  • Grandes catégories d’exposition à l’amiante 7 janvier 2011 12:15, par Sourd Fabienne

    Jusqu’à présent la réglementation ne prenait pas en compte toutes les fibres d’amiante, car l’on pensait que seuls certains types de fibres pouvaient être inhalés et donc être pathogènes (ceux que l’on comptabilisait). Cependant, l’évolution des techniques a permis de compter des fibres plus courtes (FCA) et plus fines (FFA), et de nouvelles études scientifiques ont amené un doute sur l’inocuité de celles-ci. Les ministères ont donc saisi l’AFSSET pour étudier l’exposition de la population générale et des travailleurs à ces fibres, évaluer leur toxicité et les risques sur la santé humaine et caractériser la répartition granulométrique des fibres selon différents facteurs.

    Les différentes catégories proposées sont :

    - les fibres fines d’amiante, FFA : longueur ≥ 5 µm, diamètre < 0,2 µm et L/d ≥ 3

    Selon l’AFSSET, « en ce qui concerne les FFA, les données récentes, bien que peu nombreuses, confirment l’existence d’un effet cancérogène important », d’où l’intérêt de les mesurer en environnement général et professionnel.

    - les fibres courtes d’amiante, FCA : 0,5 µm < longueur < 5 µm, diamètre <3 µm et rapport L/d ≥ 3

    Selon l’AFSSET, « l’existence d’un effet cancérogène des FCA ne peut pas être écartée », elles sont présentes en quantités importantes et pourraient être utilisées en environnement géneral comme indicateur de dégradation des matériaux et produits contenant de l’amiante (MPCA).

    Les mesures de gestion envisageables sont résumées ci-dessous par catégories :

    FFA + FCA, en environnement général et en environnement professionnel :

    Mesures de gestion :

    - pour la métrologie, utilisation de la microscopie électronique à transmission analytique – META- (+ chère) étendue au milieu professionnel,

    - information,

    - poursuivre la recherche (toxicité, biométrologie, exposition, épidémiologie)

    Commentaire :

    Il s’agit là de mesures indispensables, mais il faut avoir la volonté et pouvoir par la suite gérer les résultats.

    FFA :

    Mesures de gestion pour l’environnement général

    Intérieur :

    * compter toutes les fibres en cas de dégradation des MPCA,

    * exprimer des résultats distincts,

    * abaisser la valeur limite d’exposition

    Environnement extérieur :

    * définir le bruit de fond

    * caractériser l’exposition des populations riveraines d’affleurements naturels

    Mesures de gestion en environnement professionnel

    * mesurer les FFA et donc revoir la métrologie (META)

    * définir une nouvelle VLEP

    * traçabilité des expositions

    * améliorer les techniques de retrait

    * réévaluer les équipements de protection

    * revoir la formation des personnes en charge des mesurages

    Commentaire général :

    Je pense qu’il y aura là une difficulté avec les représentants des patronats qui trouveront probablement trop élevée la charge de ces nouvelles mesures. De plus, en cas de résultats défavorables, des modifications de process (pour le milieu professionnel) et des travaux seront à envisager, alors que l’on sait qu’actuellement environ 70% des chantiers de retrait sont déjà non conformes… une des conséquences possible est donc d’augmenter l’exposition des travailleurs et des populations selon la façon dont le gouvernement va gérer les conséquences de cet avis.

    FCA

    Mesure de gestion en environnement général intérieur :

    * compter toutes les fibres en cas de dégradation des MPCA,

    * exprimer des résultats distincts,

    * établir une valeur plafond

    Mesure de gestion en environnement professionnel :

    La nouvelle VLEP pour les FFA couvrira indirectement l’exposition due au FCA.

    Commentaire général :

    Cette position pour l’environnement professionnel est judicieuse dans la mesure ou un seuil pour les FCA aurait été sujet à de vives polémiques.

  • Grandes catégories d’exposition à l’amiante 7 janvier 2011 15:57, par Ilboudo Gueswende

    La saisine du Ministère porte sur 3 types d’expositions aux particules fines d’amiante soit : * L’exposition aux particules fines d’amiante en milieu professionnel * L’exposition aux particules fines d’amiante en milieu ou environnement général intérieur * Enfin l’exposition aux particules fines d’amiante en milieu naturel ou exposition à l’amiante environnemental. S’agissant de l’exposition aux particules fines d’amiante en milieu professionnel, cette nouvelle exposition, avec comme objectif le réexamen de la VLEP s’inscrit dans une dynamique de mieux gérer et prévenir les dangers de l’amiante en mettant à disposition les équipements et technologies utiles à la protection des ouvriers et des travailleurs dans le domaine de l’amiante. Il s’agira de minimiser au maximum les erreurs du passé afin de prévenir la survenue de cas de mésothéliomes au cours des 30 ans à venir due à une exposition professionnel. Concernant l’exposition aux particules fines d’amiante en milieu ou environnement général intérieur, il s’agira dans une totale méconnaissance du caractère cancérigène des particules fines d’amiante de protéger au maximum les populations quant on sais que des matériaux contenants ces dites particules sont utilisés dans le cadre de la construction et de l’isolation phonique. En faisant l’évaluation dans les milieux fréquenté par les publics on peut mieux appréhender les risques et mieux les prendre en compte dans les constructions par des mesures de restrictions ou d’interdiction de l’utilisation de certains matériaux dans la construction ou l’isolation phonique Enfin, l’exposition à l’amiante environnemental répond au souci de mieux protéger les population naturellement exposée aux affleurements par la mesure des valeurs d’exposition et donc prendre les mesures utiles de gestion du risque

  • Grandes catégories d’exposition à l’amiante 11 janvier 2011 22:15, par Perez Munoz Antoine

    La saisine porte sur les risques liés à l’exposition à des types de fibres d’amiante non pris en compte dans la réglementation existante (fibres courtes, fibres fines), dans un cadre non pas professionnel mais concernant tout public ayant fréquenté des établissements pour lesquels des matériaux susceptibles de produire ce type de fibres ont été employés. Des mesures de gestion adaptées à chaque type d’exposition sont distinguées dans la conclusion :
    - pour l’exposition professionnelle : la réévaluation des VLEP à la lumière des nouvelles données scientifiques disponibles, le renforcement des mesures de protection (équipements individuels des travailleurs, ventilation des postes de travail)
    - pour l’exposition environnementale en milieu intérieur : sont préconisées des renforcements des mesures sur les matériaux dont la dégradation est susceptible de générer des fibres inhalables, et une modification des seuils de déclenchement des travaux de désamiantage les intégrant
    - enfin pour l’exposition environnementale à l’amiante "naturel", comme en Haute-Corse : un recensement exhaustif des zones concernées, avant de décider de mesures de réduction de l’exposition des populations concernées.

  • Grandes catégories d’exposition à l’amiante 13 janvier 2011 20:46, par Ouedraogo Issaka

    Les circonstances d’exposition en milieu professionnel et celles des fibres courtes dans l’environnement intérieur sont les deux nouvelles circonstances d’exposition demandées dans la saisine du Ministère. En effet réexaminer la VLE s’impose car l’utilisation d’une méthodologie nouvelle plus sophistiquée et plus efficace, en l’occurrence la microscopie électronique permettra en mon sens u comptage plus sûr du nombre de fibres ; donc une estimation plus fiable de l’exposition des professionnels. Nul doute que les résultats obtenus avec la microscopie optique traduisent assurément une sous-estimation des expositions précédentes ayant servies à la fixation de la VLE. De plus la nature des fibres est identifiée avec la microscopie électronique. En ce qui concerne l’exposition aux fibres courtes en environnement général intérieur, je crois que le recours au principe de précaution permettra une meilleure protection des populations du moment que le caractère cancérigène des fibres courtes n’est pas exclus.

  • Grandes catégories d’exposition à l’amiante 14 janvier 2011 16:56, par Abdiche Seklaoui

    La saisine du Ministère comprend une demande d’étude de nouvelles circonstances d’exposition qui sont :
    - Évaluer la toxicité des FCA et des FFA ;
    - Déterminer la possibilité de caractériser la répartition granulométrique des fibres selon les circonstances d’exposition (population générale ou professionnelle) et la nature de l’amiante (chrysotile ou amphiboles) ;
    - Évaluer les risques pour la santé humaine liés à une exposition aux FCA (non prises en compte dans la réglementation actuelle) et aux FFA (non prises en compte dans la réglementation professionnelle actuelle). L’évaluation doit aussi permettre d’apprécier la pertinence des dispositions réglementaires en vigueur ; notamment les seuils actuels (seuil de 5 f/L pour la population générale ; 100 f/L (0,1 f/cm3) sur 1 heure pour les travailleurs) et l’absence de comptages pour les FCA (aussi bien en environnement général que professionnel) et les FFA (pour le domaine professionnel). Avec l’appui du Comité d’Experts Spécialisés (CES) « Valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP) », l’Agence doit se prononcer sur la nécessité d’établir une autre VLEP en indiquant alors le ou les niveaux et la ou les périodes de référence recommandés. Une analyse plus générale relative à la métrologie est demandée concernant notamment les techniques analytiques existantes.

  • Grandes catégories d’exposition à l’amiante 18 janvier 2011 15:28, par Djuitchou Astryde

    Les nouvelles circonstances d’exposition concerne les fibres courtes d’amiante qui bien que sa dangerosité n’a pas été démontré, doit faire l’objet d’étude en vue de la baisse du seuil règlementaire en application du principe de précaution. Cette baisse limite les risques auxquelles s’exposent le public. Avec la dégradation des anciennes constructions, on constate que les fibres courtes sont abondantes en environnement intérieur, au dessus du seuil réglementaire qui ; déclenche les opérations de désamiantage. La dégradation des matériaux qui conduisent à l’émission des fibres courtes feront l’objet de concertation surtout pour les établissements recevant du public. les valeurs limites d’exposition en milieu professionnel certainement revue à la baisse. Ici se pose le problème de la comptabilisation des fibres qui sera plus performant si on utilise la microscopie électronique bien que plus chère. Les mesures de gestion appropriées seront prises seulement après concertation avec toutes les parties prenantes ce qui constitue une bonne méthodologie dans la prise de décision. Le recensement des zones amiantifères afin de mettre en place des mesures de gestion spécifique des affleurements pour limiter les expositions.

  • Grandes catégories d’exposition à l’amiante 18 janvier 2011 15:51, par Andriamanana Tiana

    La nouvelle demande inclut l’exposition environnementale. La saisine porte sur le milieu professionnelle et l’air en général (interne et externe) mais "les données de la littérature relatives à la distribution granulométrique des fibres d’amiante dans l’environnement restent limitées" et varie selon la région (cf. cas de la Haute Corse). Les mesures varient selon la catégorie :

    - Dans le milieu professionnelle, les mesures sont précises et claires. En se basant sur la nouvelle VLEP, la compagnie/ l’industrie peut renforcer les mesures de protection en réduisant les émissions de fibre en réalisant une imprégnation complète du matériaux pour le retrait de MPCA friable, améliorer la ventilation, améliorer la formation des personnels chargés des prélèvements…etc

    - Au niveau de l’air en général, en particulier dans le milieu interne, les risques encourus peuvent être mesurer grâce au FCA , en cas de dégradation des matériaux et produits contenant de l’amiante.

    - Pour l’exposition environnementale, il est plus difficile de prendre des mesures pour la gestion des risques car elle est très diffuse et se base sur plusieurs variabilité (cf. cas de la Nouvelle Calédonie).

  • Grandes catégories d’exposition à l’amiante 18 janvier 2011 16:54, par Labbe Marie

    La saisine du ministère concerne les fibres courtes d’amiante (<5µm) non prises en compte dans la réglementation et les fibres fines (diamètre < 0,2 µm), non prise en compte dans la réglementation professionnelle. La saisine demande une évaluation de l’exposition de la population générale et professionnelle. Pour l’environnement extérieur, une meilleure connaissance de la distribution des fibres apparait indispensable. Pour l’environnement intérieur, étant donné qu’un effet cancérogène des FCA ne peut être écarté, la gestion du risque doit conduire à limiter l’exposition. Des mesures doivent être réalisées en tenant compte de toutes les tailles de fibres et selon la dégradation des matériaux, des mesures de désamiantage doivent être entreprise. L’état de dégradation des matériaux doit être pris en compte afin de ne pas augmenter de façon inconsidérée les travaux de désamiantage. Enfin, pour l’exposition professionnelle, étant donné le risque avéré pour les fibres fines et le risque potentiel des fibres courtes, la gestion du risque doit conduire à quantifier ces fibres dans l’environnement professionnel et diminuer l’exposition par des protections les plus adaptées.

  • Grandes catégories d’exposition à l’amiante 23 janvier 2011 16:21, par Valbrun Jean

    Les nouvelles circonstances d’exposition concernent ce qu’on appelle, l’amiante environnementale, les affleurements naturels, comme c’est le cas pour la Nouvelle Callédonie avec la trémolite utilisé dans les constructions.

    Les mesures de gestion de risques possibles doivent comprendre dans un premier temps le récensement de ces affleurements et une évaluation des risques qui doit aboutir à une prise de décision en terme d’information de la population, de sensibilisation et si nécessaire une relocalisation.

    L’amiante à fibres courtes dans des bâtiments publics constitue une autre forme d’exposition. Dans ce cas, une confirmation de la toxicité est nécessaire pour départager les positions canadiennes et de l’OMS. Entre temps des mesures strictes de protection de la population doit être envisagée ainsi que des mesures pour la formation et la sensibilisation face au danger.

  • Grandes catégories d’exposition à l’amiante 24 janvier 2011 11:45, par Madjo Carole

    les nouvelles circonstances d’exposition sont l’exposition en milieu professionnel, en environnement général intérieur et l’exposition à l’amiante environnemental. Ces circonstances d’exposition, concernent les fibres fines d’amiantes(FFA) et les fibres courtes d’amiante ( FCA), ces deux formes d’amiante étaient jusqu’alors occultées par la règlementation sur l’amiante,qui ne les jugeait pas nocives pour l’homme. les décisions prises quant à la gestion de l’exposition aux FFA et FCA sont légitimes viennent à point nommé. elles permettront de réduire l’inhalation d’amiante en milieu professionnel, grâce à la réduction su seuil d’exposition permis ; l’exposition à l’amiante environnementale, sera revu afin de prendre des mesures de gestion approprié.

  • Grandes catégories d’exposition à l’amiante 24 janvier 2011 12:23, par Djeufa Heuchin Gile

    On doit prendre en compte les milieux d’exposition, les modalités et les niveaux d’exposition. > milieux d’exposition : milieu professionel (des mesures devraient être faites en fonction des circonstances et des équipements des travailleurs) ; milieu environnant : air intéreur (dans les maisons du fait de la présence des fibres courtes d’amiante) ou air extérieur (hors des maisons). Il apparaît très difficile de mesurer les concentration extérieures du fait des paramètres susceptibles d’entrainer des facteurs de biais (localisation, relief, homogénéité...)

  • Grandes catégories d’exposition à l’amiante 24 janvier 2011 12:30, par Kinda Maurice

    La demande d’étude sur les circonstances nouvelles d’expositions concerne les risques sanitaires des expositions aux fibres courtes d’amiante (FCA) et aux fibres fines amiante (FFA). En effet, les connaissances antérieures concernaient les fibres longues d’amiantes pour lesquels des mesures réglementaires existent. Les résultats des études montrent que les mesures réglementaires existantes sur l’amiante sont caduques. L’exposition aux FFA comporte un risque sanitaire important puisque l’effet cancérigène est mis en exergue. Pour les fibres courtes d’amiante, il existe des incertitudes sur ses effets cancérigènes cependant son caractère toxique ne saurait être exclu. Les résultats des faibles expositions aux fibres longues d’amiante sont difficilement interprétables. Alors, dans l’ensemble il est admis que la Valeur limite d’exposition professionnelle doit être revue à la baisse, toutefois le maitre mot de la gouvernance du risque d’exposition à l’amiante demeure l’application du principe de précaution.

  • Grandes catégories d’exposition à l’amiante 24 janvier 2011 16:26, par Bataillard Caroline

    Concernant l’amiante environnemental, de nouvelles circonstances d’exposition sont mises en évidence via la demande de recensement des zones amiantifères Les mesures de gestion sont pour l’instant réduites au recensement. Pas d’autres mesures présentées alors que certaines ont déjà été évoquées dans le cas de la Trémolite (organisation du POS et des plans d’aménagement du territoire en fonction de ces zones, éviter les voies de circulation dans les zones concernées, interdire toutes construction sur les zones sans mesure minimales de réduction de risques…)

    En environnement professionnel la demande concerne l’exposition en fonction des différents équipement de protection individuelle. Les mesures de gestion continuent sur la même voie que lors du décret de 1977 : diminution de la VLEP, mises en place de protocoles de mesures et accréditation des labos, vérification des équipements de protection individuels et collectifs. On se retrouve avec les mêmes paramètres que pour le décret de 77, les normes sont renforcées et on continue de gérer le problème via des EPI et de la prévention collective… Le remplacement de la fibre par d’autres matériaux n’est pas abordé, ni le fait que ces fibres produites dans un cadre de productions réglementées au niveau professionnel, vont se retrouver dans « la nature » après leur cycle de production, durant tout leur cycle de vie, et sont donc potentiellement relargantes à plus ou moins long terme.

    En environnement général intérieur la demande concerne les fibres courtes et les dégradations des matériaux responsables de cette exposition. Les mesures de gestion concernent essentiellement la diminution du seuil de déclenchement des travaux et la prise en compte du relargage de fibres courtes dans les établissements recevant du public.

    Les mesures de gestion envisageables sont systématiquement de « petites mesures » que l’on pourrait presque qualifier de « pansements sur une jambe de bois ». Il n’est, par exemple, pas fait état des problèmes des autres locaux que ceux recevant du public comme les locaux d’habitation qui ne font pas partie des établissements recevant su public et qui sont, eux aussi, susceptibles d’avoir reçu des matériaux à base d’amiante. Les mesures ne sont donc pas d’ordre général mais restent propres à chaque domaine.

  • Grandes catégories d’exposition à l’amiante 25 janvier 2011 09:34, par Malergue Christelle

    Il s’agit de l’exposition environnementale, qui est reconnue et dont le Ministère demande des études. Les autres catégories sont l’environnement professionnel et l’environnement général intérieur. La réglementation se fonde actuellement sur les fibres longues d’amiante (longueur > 5 millionième de mètre , diamètre > 0,2 millionième de mètre). Le ministère a demandé à l’AFSSET d’évaluer la toxicité des fibres plus courtes (FCA) et des fibres plus fines (FFA )d’amiante. D’après le rapport de l’AFSSET, les FFA semblent cancérigènes et la cancérogénicité des FCA ne peut être écartée.

    Les Mesures de gestion envisageables préconisées sont entre autres :

    Pour toutes les fibres d’amiante, mais en particulier les FFA et FCA, l’AFSSET recommande une métrologie basée sur la META (microscopie électronique à transmission analytique). C’est la seule technologie donnant une différenciation des types de fibre et un comptage précis.

    En milieu professionnel : réexamen de la Valeur Limite d’Exposition Professionnelle (VLEP) et réévaluation des équipements de protection collectifs et individuels au regard de la nouvelle valeur. Ce sont des mesures d’aération, de ventilation des locaux, de port de masque/combinaison qui sont mises en œuvre…assurer une traçabilité de l’exposition( dossier médical des travailleurs), améliorer les techniques de retrait de l’amiante…etc .. En environnement général intérieur : révision du seuil de déclenchement des travaux ; prochainement mesures de gestion quant à la dégradation de matériaux comportant de l’amiante. Abaissement de la valeur d’exposition.Le type de matériau utilisé et son état de dégradation sont directement en rapport avec l’exposition.

    Exposition à l’amiante dans l’environnement : recensement des zones amiantifères. Mesures de gestion spécifiques à venir après le compte rendu de l’AFSSET et mesures spécifiques sur les affleurements en Haute Corse. Définir la valeur de fond à proximité des sources…

    Pour les fibres courtes et les fibres fines, les 3 cas précédents s’appliquent également. L’AFSSET recommande d’améliorer les connaissances concernant l’influence du critère dimensionnel des fibres pour l’évaluation des risques dans les domaines de la toxicologie, de la biométrologie, de l’épidémiologie, de l’évaluation de l’exposition..L’AFSSET recommande d’ajouter une valeur (plafond) de gestion pour les FCA (fibres courtes).

    Globalement, les mesures préconisées en environnement professionnel sont plutôt contraignantes et demanderont des efforts des industriels. En environnement général intérieur, les préconisations sont louables et nécessaires car il s’agit d’expositions involontaires. En environnement extérieur, évidemment, il est plus difficile de contrôler l’exposition, à moins d’interdire l’accès à certaines zones et d’en informer le public…

  • Grandes catégories d’exposition à l’amiante 25 janvier 2011 09:41, par Tendeng Paul

    Les nouvelles études de circonstances d’exposition que demandes le Ministère est ceux liées à l’impact potentiel sur la santé des fibres d’amiantes de longueurs inférieurs à 5 µm, ceci suite à une publication de Dondson et al. (2003) qui soutiennent l’hypothèse selon laquelle les fibres d’amiantes induisent une réponse pathologique quelle que soit leur longueur. Et que l’exclusion des FCA dans la genèse des pathologies liées à l’amiante est critiquable.

  • Grandes catégories d’exposition à l’amiante 25 janvier 2011 20:12, par Ndiaye Seynabou

    La demande d’étude de nouvelles circonstances d’exposition du Ministère fait référence à
    -  la création d’une mission d’information commune pour établir le bilan et les conséquences de la contamination par l’amiante. Cette commission avait pour objectif d’évaluer la progression du drame sanitaire en particulier mais généralement d’essayer de comprendre comment une telle tragédie a pu se développer.
    -  La mise au point sur l’impact potentiel des fibres fines et courtes d’amiante sur la santé. Ceci dans le but d’assurer une protection contre les expositions.

  • Grandes catégories d’exposition à l’amiante 25 janvier 2011 22:40, par Assih Bawoumodom Tagba

    la La demande d’étude de nouvelles circonstances d’exposition comprend entre autres, la nécessité d’établir une autre VLEP(Valeurs limites d’exposition professionnelle) en indiquant alors le ou les niveaux et la ou les périodes de référence recommandés.

    En ce qui concerne la catégorie de question concernant le fait d’Évaluer les risques pour la santé humaine liés à une exposition aux FCA (non prises en compte dans la réglementation actuelle) et aux FFA (non prises en compte dans la réglementation professionnelle actuelle)., l’Afsset considère qu’une révision de la réglementation actuelle est justifiée.

    En ce qui concerne les deux catégories de questioons : (i)le fait de Déterminer la possibilité de caractériser la répartition granulométrique des fibres selon les circonstances d’exposition (population générale ou professionnelle) et la nature de l’amiante (chrysotile ou amphiboles), (ii) Évaluer la toxicité des FCA (fibre courte d’amiante)et des FFA(fibres fines d’amiante) ; : L’Afsset recommande d’acquérir ou de compléter les connaissances concernant l’influence du critère dimensionnel des fibres pour l’évaluation des risques sanitaires liés à l’amiante.

  • Grandes catégories d’exposition à l’amiante 26 janvier 2011 08:04, par Assani Bilkiss

    La réglementation « amiante » se fonde actuellement sur la toxicité avérée des fibres d’amiante de longueur supérieure à 5 millionièmes de mètre et de diamètre supérieure à 0,2 millionième de mètre, dites fibres « longues ». En raison de questions sur la toxicité des fibres plus fines et des fibres plus courtes, les ministères chargés de la santé, du travail et de l’environnement ont saisi l’Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail (AFSSET) en 2005 pour faire le point sur ce sujet, demandant d’étendre le champ des investigations aux fibres fines d’amiante (FFA) (L ≥ 5 µm, d < 0,2 µm et L/d ≥3µm). Les questions posées par les tutelles ministérielles s’articulent autour de trois axes : Évaluer la toxicité des FCA et des FFA ; Déterminer la possibilité de caractériser la répartition granulométrique des fibres selon les circonstances d’exposition (population générale ou professionnelle) et la nature de l’amiante (chrysotile ou amphiboles) ; Évaluer les risques pour la santé humaine liés à une exposition aux FCA (non prises en compte dans la réglementation actuelle) et aux FFA (non prises en compte dans la réglementation professionnelle actuelle). L’évaluation doit aussi permettre d’apprécier la pertinence des dispositions réglementaires en vigueur ; notamment les seuils actuels (seuil de 5 f/L pour la population générale ; 100 f/L (0,1 f/cm3) sur 1 heure pour les travailleurs) et l’absence de comptages pour les FCA (aussi bien en environnement général que professionnel) et les FFA (pour le domaine professionnel).

  • Grandes catégories d’exposition à l’amiante 14 février 2011 14:27, par Masoud Khaldoun

    Des nouvelles formes d’expositions aux formes plus fines et plus courtes des fibre d’amiante. Cela implique des nouvelles methodologie de mesures dans les milieux professionels et environmentaux, et de determiner les seuils admissibles relatifs. Des zones amiantiferes bien precis avec les taux de mesotheliomes sont des donnes indipensables pour mieux gerer le risque au niveau national.

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