Bioindicateurs de l’exposition

Le p,p’-DDE est le principal métabolite, il est aussi celui qui persiste le plus longtemps. Dans l’hypothèse d’une période vulnérable à un âge jeune, le fait de réaliser les dosages longtemps après introduit des sources d’importante variabilité (métabolisme, stockage, élimination, autres sources de contamination). En dosant directement le composé actif assez près de la période d’exposition, Cohn et al. obtiennent une meilleure caractérisation de l’exposition.

Non seulement le p,p’-DDE, par sa lipophilicité supérieure, est plus persistant, il a aussi une action biologique différente (action antiandrogène, alors que le p,p’-DDT est faiblement estrogénique).

Expliquez en quelques mots la principale différence de l’étude de Cohn et al. et les arguments biologiques qui constituent sa force.

34 Messages de forum

  • Bioindicateurs de l’exposition 17 mai 2010 13:40, par Kana Paul Martin Jonas

    la principale différence de l’étude de Cohn et al. est la période de naissance caractérisée par l’utilisation abondante de DDT et l’exposition à ce DDT. Il est démontre que les jeunes femmes âgées de 17 à 20ans pendant cette et exposée au DTT avait un taux élevé de p,p’DDE élevé dans le sang et ont toutes développées un cancer de sein avant l’age de 50ans.

  • Bioindicateurs de l’exposition 18 mai 2010 16:52, par Ntongone Angore Praxede

    les differences sont que l’étude de Cohn a pris en compte l’age d’exposition,la vulnerabilité de la glande mammaire,une nouvelle echelle,le temps d’élimination du DDT

  • Bioindicateurs de l’exposition 18 mai 2010 19:33, par Perez Munoz Antoine

    Le principal avantage de cette étude est d’utiliser une mesure bien plus précise de l’exposition précoce, en dosant directement le composé actif, le pp’DDT, et ce sur des échantillons prélevés près de la période critique d’exposition, et non plus le métabolite le plus persistant, le pp’DDE, longtemps après.

  • Bioindicateurs de l’exposition 26 mai 2010 09:40, par Labbe Marie

    Dans cette étude, les auteurs utilisent des serums collectés de 59 à 67, avant l’interdiction du DTT. Ils peuvent ainsi mettre en evidence la correlation entre l’exposition, l’interdiction, et la pathologie.

  • Bioindicateurs de l’exposition 26 mai 2010 15:32, par Zerbo Salfou

    c’est une étude emboîtée qui est une étude de type cas témoin a l’intérieur d’une cohorte. de cette façon les auteurs ont pu éviter les sources de biais et de limiter les prises de sang pour les dosages et ceci d’anticiper sur la durée de l’étude.

    les arguments biologiques sont des bioindicateurs d’exposition qui permettent la causalité directe et sans ambiguïté(ils sont juges pertinents par rapport a la pathologie cible

  • Bioindicateurs de l’exposition 31 mai 2010 12:35, par Bataillard Caroline

    Le fait de se baser sur une étude de cohorte permet à l’auteur d’avoir des prélèvements sanguins effectués dans des conditions physiologiques à chaque fois identiques pour chacune des femmes de l’étude (1 à 3 jours après leur accouchement), ces femmes ayant toutes la particularité d’avoir été exposées à un jeune âge au DDT ce qui n’était pas le cas des femmes étudiées dans les autres études épidémiologiques. De plus l’âge de l’exposition choisi correspond à l’âge de sensibilité des glandes mammaires lié à la puberté.

  • Bioindicateurs de l’exposition 31 mai 2010 22:28, par Sourd Fabienne

    Les études antérieures n’ont pas montré de lien entre exposition au DDT et cancer du sein. De fait, l’âge d’exposition n’avait pas été considéré. Cette étude a la particularité d’analyser des échantillons sanguins datant de la période d’usage intense du DDT, avant son interdiction, et chez des personnes jeunes. Il s’agit donc de la première étude qui étudie le lien entre âge d’exposition au DDT et cancer du sein.

    Les arguments biologiques qui constituent sa force sont :
    - des niveaux sanguins élevés de DDT sont corrélés à un risque accru de cancer du sein si la personne était exposée avant ses 14 ans d’âge.
    - cette corrélation ne se retrouve pas chez les femmes ayant été exposées au DDT à un âge plus mûr.

  • Bioindicateurs de l’exposition 2 juin 2010 17:14, par Ouedraogo Issaka

    La principale difference de l’etude de Cohn et al est d’elargir les etudes à l’exposition au DDT des filles pendant les perodes de conception( in utero). Les argument biologiques qui constituent sa force sont de deux types:premierement, il s’agit de nier la correlation entre un taux elévé de p,p DDT et un niveau quelconque de p,p DDE. La deuxieme montre l’action des derivés du DDT et les biais hormonaux in utero.

  • Bioindicateurs de l’exposition 5 juin 2010 20:36, par Abdiche Seklaoui

    Cohn et al.ont fais le dosage de p, p’-DDE qui est le principal métabolite fortement lipophile, à effet anti androgène et persistant dans l’environnement et dans l’organisme, ce qui a permis à Cohn et al.de faire le dosage sanguin et de suivre tous les processus relatifs au fonctionnement de DDT dans l’organisme. Ceci est possible même des années après l’exposition au DDT et faire une relation entre l’exposition précoce au DDT et le cancer du sein.

  • Bioindicateurs de l’exposition 9 juin 2010 11:50, par Tendeng Paul

    L’étude part des échantillons de sang provenant de jeunes femmes (26 ans) exposée au DDT au cours de la période 1959-1967, appartenant au CHDS. Permet de manière prospective de faire un correction entre page d’exposition et les effets du cancer.

  • Bioindicateurs de l’exposition 10 juin 2010 22:46, par Mbaye Papa Mohamed

    L’appariement des cas et des témoins, les dosages sanguins des métabolites du DDT chez tous les sujets.

  • Bioindicateurs de l’exposition 10 juin 2010 23:23, par Kinda Maurice

    La principale différence de l’étude de Coln et al est la prise en compte de la variable âge à l’exposition au DDT dans son analyse. Ils ont tenu compte des âges de sortes à les faire correspondre au périodes de pic d’exposition au DDT.

  • Bioindicateurs de l’exposition 11 juin 2010 12:29, par Kodjirangue Ngartonan

    la principale différence d’étude de Cohn et al est basé sur une méthodologie expérimentale. des échantillons ont été étudiés. c’est une étude prospective de type cas/témoin. l’argument biologique qui constitue la force de cette étude est le fait que les sujets étudiés ont subi tous un prélèvement sanguin en vue d’une analyse biologique. l’ingrédient actif du DDT a été mesuré dans le sérum ainsi que le contaminant mineur o,p’-DDT et le métabolite le plus abondant.

  • Bioindicateurs de l’exposition 11 juin 2010 14:02, par Badji Placide

    Lors de l’expérience, les femmes qui n’ont pas étaient exposées au DDT avant l’âge de 14 ans ne présentaient aucune association entre p,p’-DDT et cancer du sein (la différence pour les deux groupes d’âge étant significative, p = 0,02). L’exposition au p,p’-DDT, tôt dans la vie, pourrait augmenter le risque de cancer du sein. Un grand nombre de femmes aux USA, lourdement exposées au DDT pendant leur enfance, n’ont pas encore atteint l’âge de 50 ans. L’impact de l’exposition précoce au DDT, en termes de santé publique, est certainement notoire.

  • Bioindicateurs de l’exposition 12 juin 2010 12:49, par Malergue Christelle

    Le choix des bioindicateurs a été pertinent : p-p’ DDT et p-p’ DDE : en effet, ce sont les plus persistants dans l’organisme , le p-p’ DDE étant le plus persistant. Les o-p ’DDT et o-p’ DDE sont éliminés plus vite et donc ne sont pas de très bon indicateurs, ils ont pourtant été utilisés comme indicateurs dans de précédentes études. De plus, le p-p’ DDT ET le p-p’ DDE ont été mesurés dans les échantillons de cette étude, et tous les 2 corrélés à une plus grande incidence de cancers du sein, essentiellement quand le p-p’ DDT est très supérieur au p-p’ DDE. Evaluer seulement le p-p’ DDE n’est pas suffisant en effet : les taux de p-p’ DDE ne réflètent pas bien l’exposition passée au p-p’ DDT car il peut être ingéré directement. De plus, des études mexicaines semblent corréler des taux élevés de p-p’ DDT avec des dommages sur l’ADN. Les taux de p-p’ DDT et p-p’ DDE semblent avoir été corrigés en fonction de différents facteurs de confusion. Enfin, les mesures ont été faites dans l’étude de Cohn dans le bon intervalle de temps lors du pic d’exposition au DDT et non 30 ans plus tard comme dans la plupart des études. Les mesures ont été réalisées chez des femmes jeunes, à l’adolescence puis pendant la grossesse et après l’accouchement, et non chez des femmes plus âgées. Ceci est beaucoup plus pertinent pour analyser une influence du DDT à l’adolescence ou sur des femmes en procréation pour le développement du cancer du sein.

  • Bioindicateurs de l’exposition 12 juin 2010 12:59, par Cleto Solange

    L’étude présentée est une étude prospective "a priori", qui a permis de de suivre pendant plusieurs années, une cohorte de femmes,via questionnaires (permettant de connaitre l’histoire gynécologique et de déterminer le (ou les) lieu(x) de résidence) et échantillons sanguins.

    Les arguments biologiques rendant cette étude originale par rapport aux précédents travaux du même type : l’étude du p,p’-DDT, plutôt que celle du p,p’-DDE, tous deux métabolites du DDT. Les précédentes études avaient porté sur le p,p’-DDE, qui est davantage soumis aux différences individuelles de métabolisme et de corpulence (notamment lipides auxquels il se lie) et qui est un métabolite plus persistant dans l’environnement que le p,p’-DDT : il est donc possiblement ingéré de façon chronique et peut donc constituer un facteur de confusion. Le p,p’-DDE ne reflète pas l’exposition passée, ce qui était l’objectif de la présente étude.

  • Bioindicateurs de l’exposition 12 juin 2010 16:18, par Andriamanana Tiana

    pp’DDE est un des bioindicateurs les plus persistants dans l’organisme mais ne reflètent pas l’exposition passé car il ne peut être ingéré directement. L’étude de Cohn et al a pris en compte l’âge et le moment où l’exposition est à son maximum. Ses sujets étaient des femmes de la grossesse (stage foetal) à l’adolescence et non des femmes de plus de 25 ans.

  • Bioindicateurs de l’exposition 12 juin 2010 16:23, par Djeufa Heuchin Gile

    Le p,p’-DDT (l’ingrédient actif du DDT) est le contaminant mineur o,p’-DDT et le métabolite le plus abondant, le p,p’-DDE. La principale difficulté se situe dans la méthode : en effet, d’un côté on mesure la concentration du toxique dans l’organisme et de l’autre on évalue l’effet après que le toxique ait subi tout le transit dans l’organisme ; procéder à une mesure directe voire dosage donne une idée de la dose ponctuelle de toxique qui se trouve dans un organisme à l’instant t précis, car après métabolisme, la quantité pourrait être réduite et l’effet moins prononcé.

  • Bioindicateurs de l’exposition 12 juin 2010 23:38, par Assani Bilkiss

    Cette étude prend en compte les trois principaux métabolites du DDT et exprime leurs effets respectifs dans le risque du cancer. Elle prend en compte surtout l’effet de l’exposition précoce par rapport au risque étudié. La plupart des études précédentes ne supportent pas l’hypothèse que l’exposition au DDT est un important facteur de risque du cancer du sein. Dans la présente étude, les auteurs ont examiné si les concentrations sériques de p, p′-DDT et o, p′-DDT sont associées au cancer du sein, à l’aide d’échantillons de sang prélevés avant que le DDT ait été interdit et pendant son utilisation intensive (1960). C’est la première étude qui mesure les niveaux de sang chez les jeunes adultes (âge moyen de 26 ans) et examine si l’âge lors de l’exposition peut modifier les effets du DDT sur le cancer du sein. Les études antérieures ont été limitées par leur incapacité à mesurer l’exposition des jeunes femmes pendant les périodes d’utilisation intensive du DDT. Par conséquent, la plupart de ces études ont observé de très faibles niveaux de p, p′-DDT [1,1,1-trichloro-2 ,2-bis (p-Chlorophényl)] éthane et o, p′-DDT [1,1,1-trichloro-2-(p-Chlorophényl) -2 - (o-Chloro-phényl)] éthane, les principaux constituants du DDT commercial. Les conclusions de ces études s’appliquent aux effets de la p, p′-DDE [1,1 ’-dichloro-2, 2’-bis (p-Chloro-phényl) éthylène], le métabolite principal de la p, p′-DDT qui est plus persistant dans l’environnement et les systèmes biologiques et peut donc être mesuré plusieurs années après que l’utilisation du DDT a diminué. De plus, peu d’études antérieures mesuraient tous les trois composés ou les considéraient tous les trois simultanément alors que ces divers composés liés au DDT n’ont pas la même activité biologique. Les taux sériques de p, p′-DDT et p, p′-DDE étaient considérablement plus élevés dans le CHDS population de cette étude que dans les populations où le sang a été prélevé une à quatre décennies plus tard. Ces données permettent une conception unique qui teste l’hypothèse que les associations de DDT au cancer du sein sont plus grandes pour les cohortes de naissance dans laquelle les femmes auraient pu être plus fortement exposées.

  • Bioindicateurs de l’exposition 12 juin 2010 23:53, par Fokou Sakam Ignace

    Dans la présente étude, les auteurs ont recherchés si le sérum p,p′-DDT et o,p′-DDT sont associés au cancer du sein, utilisant des échantillons de sang obtenus avant que le DDT ne soit banni et lorsque ce pesticide était très utilisé(1960).

  • Bioindicateurs de l’exposition 12 juin 2010 23:55, par Madjo Carole

    cette étude est différente des autres parce qu’elle a utilisé le dosage sanguin du sérum p,p′-DDT et o,p′-DDT recueilli dans les années 1960 ( avant que le DDT soit interdit) et lorsque ce pesticide était le plus utilisé.

  • Bioindicateurs de l’exposition 15 juin 2010 18:51, par Djuitchou Astryde

    Les bioindicateurs choisi pour mesurer le taux de contamination permet de bien appréhender le problème et c’est l’ingredient actif qui lui a servi a évaluer le risque

  • Bioindicateurs de l’exposition 16 juin 2010 18:12, par Ilboudo Gueswende

    La principale différence de l’étude de Cohn repose sur le choix de la population exposée au DDT, ici l’occurrence du cancer est étudiée sur une population exposée plus tôt au DDT. Les aguments biologiques qui constituent la force de cette études sont que l’exposition au DDT plus tôt dans la vie serait plus risquée soit durant la période ou le sein est plus vulnérable ; en d’autre terme biologiquement l’étude de l’exposition au DDT plus tard dans la vie se ferait dans une période ou le sein est moins vulnérable

  • Bioindicateurs de l’exposition 17 juin 2010 23:56, par Valbrun Jean

    Bioindicateurs de l’exposition au DDT :

    p,p’-DDT

    o,p’-DDT

    p,p’-DDE

    qui sont dosés dans le sérum

  • Bioindicateurs de l’exposition 3 janvier 2011 19:36, par Emmanuelle Beaugrand

    La particularité de cette étude est qu’elle tend à vérifier une hypothèse d’exposition particulière, à savoir l’effet de l’exposition à un age ou le sujet est le plus vulnérable. La plupart des études précédentes sur le même sujet ont étudié le lien entre exposition et pathologie, sans tenir compte de l’age d’exposition. La force de cette étude est que la mesure de l’exposition est faite à partir de bio-marqueurs pouvant mettre en évidence de manière certaine l’exposition à l’age vulnérable ; mesure qui est ensuite comparée au diagnostic déjà établi, puisque les cas ont tous été atteints, à l’inverse des témoins qui ont le même age que les cas.

  • Bioindicateurs de l’exposition 8 janvier 2011 14:31, par Combes Benjamin

    L’originalité de l’étude de Cohn consiste à étudier l’exposition à une périodes critique (dès la puberté) et son effet sur la concérogénèse.

    S’agissant du design de l’étude, Cohn choisit de prendre en compte 3 bio-indicateurs (Le p,p’-DDT , le contaminant mineur o,p’-DDT et le métabolite p,p’-DDE) pour mesurer l’exposition. Cela permet de confronter et de confirmer les résultats obtenus. Il exprime notamment que le métabolite n’est qu’un indicateur approximatif de l’exposition. Avec ces 3 indicateurs convergents, l’étude de Cohn paraît plus solide.

  • Bioindicateurs de l’exposition 8 janvier 2011 18:16, par Demonmerot Florent

    C’est la première étude à mesurer des niveaux de sang dans le jeune âge adulte (dans les autres études, le sang a été collecté quand les femmes avaient un âge plus avancé). Cette étude est aussi la première étude spécifiquement conçue, a priori, à considérer si l’âge au moment de l’exposition peut influencer les effets du DDT sur le cancer du sein. Les différents composés dérivés de DDT n’ont pas la même activité biologique (p p ’-DDE agit comme un antiandrogène, mais pas comme un oestrogène ; o p ’-DDT agit comme un oestrogène à activité extrêmement faible et p p ’-DDT montre peu ou pas d’activité androgène ou oestrogénique). Ainsi, il n’est pas probable que l’association du p p ’-DDT soit due à l’activité oestrogénique ou androgènique. De plus, il est raisonnable de s’attendre à ce que les effets de ces trois composés diffèrent. Peu d’études antérieures ont considéré la mesure des trois composés simultanément

  • Bioindicateurs de l’exposition 13 janvier 2011 06:03, par Nguimgou Signing Bienvenu

    la principale différence de l’étude de Cohn et al. est la période de naissance caractérisée par l’utilisation abondante de DDT et l’exposition à ce DDT. Il est démontre que les jeunes femmes âgées de 17 à 20ans pendant cette et exposée au DTT avait un taux élevé de p,p’DDE élevé dans le sang et ont toutes développées un cancer de sein avant l’age de 50ans.

  • Bioindicateurs de l’exposition 14 janvier 2011 20:25, par Diene Ndeye Maimouna

    Les différences de conception (âge, sexe, nom et prise de sang) peu d’études mesurée les 3 composés : le composé p, p’-DDE ; o, p’-DDT et le p, p’-DDT

  • Bioindicateurs de l’exposition 18 janvier 2011 19:56, par Wele Alhassane

    Tous les sujets ont un niveau détactable de p,p′-DDE and p,p′-DDT (≥ 0.8 μg/L). 65% de sujets ont des mesures de p′-DDT se situant au niveau minimum détectable de 0.4 μg/L.

  • Bioindicateurs de l’exposition 22 janvier 2011 17:45, par EHOUO

    La principale différence de l’étude de Cohn et al. et les arguments biologiques qui constituent sa force réside principalement dans le fait qu’ils ont mis en évidence une exposition au p,p’-DDT, tôt dans la vie, ce qui pourrait augmenter le risque de cancer du sein à travers des échantillons sanguins prélevés chez les jeunes femmes de 1959 à 1967. Ces jeunes femmes ont toutes subi un prélèvement sanguin 1-3 jours après leur accouchement (age moyen 26 ans). Le p,p’-DDT (l’ingrédient actif du DDT) a été mesuré dans les sérums, ainsi que le contaminant mineur o,p’-DDT et le métabolite le plus abondant, le p,p’-DDE. L’impact de l’exposition précoce au DDT, en termes de santé publique, a donc été considérable.

  • Bioindicateurs de l’exposition 24 janvier 2011 12:02, par Diop Moustapha

    la principale différence de l’étude de Cohn et al. et les arguments biologiques qui constituent sa force fait qu’au-delà de démontrer les risques liés à l’usage du DDT, il essai de montrer que les sujets exposé à jeune âge peuvent développer des risques de cancer du sein. Toutefois, il ne peut le démontrer en raison du fait que les sujets étudiés n’ont pas encore 50 ans. L’intérêt est surtout de prévenir des dommages que le cancer du sein peut provoquer chez les sujet jeune à risque, sans attendre que la probabilité soit prouvée.

  • Bioindicateurs de l’exposition 25 janvier 2011 16:30, par Loko Yeyinou Laura

    La principale différence de l’étude Cohn et al est que c’est une étude emboitée (introduction d’une étude prospective de type cas-témoin dans une cohorte) qui permet d’évaluer la période d’exposition critique au DDT et l’apparition du cancer du sein. Les arguments biologiques qui constituent sa force sont tout d’abord la méthodologie utilisée c’est-à-dire le prélèvement des échantillons de sang au moment de l’entrée dans l’étude qui ont été par la suite utilisés au bout d’un temps assez long pour qu’une fraction significative d’individus recrutés aient développé une maladie (cas). Ainsi Le dosage sanguin à été alors réalisé chez ces cas en comparaison avec des témoins, en tout point comparables, à partir de la cohorte. De cette façon les sources de biais ont été réduites. Ensuite le dosage sanguin simultané du p,p’-DDT (ingrédient actif du DDT ayant une durée de vie courte), du contaminant mineur o,p’-DDT et du p,p’-DDE (métabolite principale ayant une durée de vie longue) qui représentent des bioindicateurs d’exposition.

  • Bioindicateurs de l’exposition 26 janvier 2011 00:11, par Perez Marie-Elisabeth

    Barbara Cohn et son équipe ont utilisé comme bioindicateurs de l’exposition au DDT la molécule active du DDT : le p.p’-DDT ; elles ont mesuré aussi l’o.p’-DDT, un métabolite présent à faible concentration et le p,p′-DDE, métabolite très lipophile persistant mais de plus faible effet estrogénique. Les précédentes études, telles que celle de Lopez-Cervantes, n’avaient pu mesurer que ce dernier métabolite car les prélèvements étaient plus tardifs, après l’interdiction du DDT. Or, l’imprégnation au DDE provient surtout de l’alimentation et non de l’exposition antérieure au DDT : il ne constitue donc pas un bioindicateur très pertinent de l’exposition au DDT.

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    La force de l’étude de Cohn est d’avoir pu rendre compte de façon fiable des conséquences de l’exposition historique au DDT : elle a pu mesurer le métabolite le plus actif (à l’effet le plus estrogénique) du DDT au moment de la plus forte exposition, dans la population la plus vulnérable à l’exposition au DDT : celle des enfant, adolescentes ou femmes jeunes. Contrairement aux autres études, celle-ci a ainsi pu mettre en évidence que l’exposition au DDT tôt dans la vie augmente le risque de tumeur mammaire.

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