Rappels historiques : Estimation du risque en 1994

Sur 45000 personnes 7000 seraient exposées à 800-7800 fois le seuil proposé par le CPA, sachant que celui-ci ne peut être considéré comme très conservateur (dans le sens de protecteur). Non seulement ce niveau de risque semble énorme, mais en plus il est probablement sous-estimé.

Sachant que la population de la province Nord est d’environ 45000 personnes et que le CPA a joué un rôle dans la gestion des risques d’exposition à l’amiante, que vous inspirent ces premiers chiffres ?

29 Messages de forum

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 20 décembre 2010 09:28, par Kana Paul Martin Jonas

    Des études épidémiologiques de 1997 ont été faites sur un échantillon de 582 sujets. Partant sur l’hypothèse que cet échantillon est représentatif de la population, environ 12150 personnes (27% de la population) de la province seraient exposées au tremolite dont la plupart dés lors naissance ou lors de l’enfance. Et avec un risque relatif compris entre 20 et 40, cela suppose qu’environ 2430 a 4860 personnes ont ou auront dans leur vie le cancer de poumon dus a l’exposition au po soit une prevalence comprise entre 5,4 a 10,8% de la population.

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 1er janvier 2011 23:50, par Badji Placide

    Les niveaux d’exposition à l’intérieur de l’habitat recouvert de pö peut dépasser de 800 à 7800 fois le seuil d’action proposé en 1990 par le CPA. Les connaissances sur l’amiante dépassaient largement celles sur le pö, ce qui fait que les actions pourraient être sous-estimées et le cas du pö négligé inconsciemment. Toutefois, compte tenu de l’expérience du CPA dans la gestion de ce type de risque, on pourrait espérer une gestion rationnelle et plus efficace du nouveau risque (relatif au pö) sur une population plus importante (45000 personnes).

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 3 janvier 2011 12:51, par Salama Sohaila

    La population de la province Nord est d’environ 45000 personnes, dont 7000 personnes sont potentiellement concernés à l’exposition à l’amiante à 800 à 7800 fois le seuil d’action proposé par le Comité Permanent Amiante (CPA). Ce niveau de risque est énorme et semble être sous estimé. Il ne peut être considéré comme très conservateur. Donc le rôle qu’a joué le CPA semble révéler des carences de sa part vis à vis de la population concernée.

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 6 janvier 2011 11:55, par Djeufa Heuchin Gile

    Ces chiffres nous permettent de comprendre simplement qu’il y a eu beaucoup de sous-estimation dans les résultats ; en effet on peut constater que le nombre de sujet inclus dans l’enquête reste très faible par rapport à l’effectif de la population (582/45000). Les données ont d’une part été perdues (ce qui réduit la crédibilité des études publiées) et d’autre part publiées avec beaucoup de biais. Par exemple, la population potentiellement concernée était estimée à environ 7000 personnes, et les risque était très énorme (plus de 800 fois le seuil d’exposition). Le CPA n’a donc pas joué son rôle attendu, à savoir la publication exacte des résultats et risques potentiels.

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 7 janvier 2011 23:08, par Sourd Fabienne

    Les premiers chiffres sont alarmants : 15% des habitants de la province nord sont concernés, c’est une proportion énorme. De plus, on peut se demander si le seuil d’action proposé par le CPA en 1990 n’était pas déjà insuffisant en terme de protection de la santé ? si les seuils d’exposition sont dépassés plus de 7800 fois, alors on peut penser qu’on est là face à un problème de santé publique majeur en Nouvelle Calédonie.

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 9 janvier 2011 23:27, par Sane Habibou

    Les pathologies provoquées par l’amiante présentent des degrés de gravité et d’évolutivité très différents. L’amiante est à l’origine de maladies bénignes mais aussi de maladies malignes particuliè-rement redoutables, les fibres retenues dans les poumons pouvant interagir localement avec les tissus et provoquer une inflammation du poumon et/ou du tissu qui l’enveloppe, la plèvre. Ces maladies ont un bilan humain considérable. Non seulement 35.000 personnes sont mortes, en France, d’une maladie de l’amiante, entre 1965 et 1995, mais entre 50.000 et 100.000 décès sont encore attendus d’ici 2025. Selon l’Organisation internationale du travail, 100.00 personnes meurent chaque année, dans le monde, du fait de l’amiante. donc, il faut souligner que ces chiffres inspirent un grand danger vu l’ampleur des dégats

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 13 janvier 2011 09:45, par Kodjirangue Ngartonan

    Ces premiers chiffres nous inspirent le risque d’exposition à l’amiante un peu élevé étant donné que la population ici est très élevée (45000 personnes). Quant on sait que la population de la province Nord d’origine mélanésienne, l’incidence annuelle attribuable à l’exposition au pö est donc de 85 / 1.000.000. Comparé à l’incidence observée en métropole de 9,3 / 1.000.000 personnes, le risque dans cette population de la province Nord est donc plus de 9 fois plus élevé.

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 14 janvier 2011 19:00, par Abdiche Seklaoui

    En 1994 ; les niveaux d’exposition à l’intérieur de l’habitat recouvert de pö pouvant dépasser de 800 à 7800 fois le seuil d’action proposé en 1990 par le Comité Permanent Amiante(CPA).D’après les deux derniers chiffres on constate que le CPA a sous estimé le seuil d’action, ou il n’a pas pris en considération toute la population qui peut être exposées en nouvelle Calédonie.

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 16 janvier 2011 20:05, par Ouedraogo Issaka

    Les premiers chiffres sont alarmants tant au niveau de l’exposition (100.000fibres /l) que de la taille de la population exposée (15,5% de la population). Il faut se rendre à l’évidence que ces chiffres traduisent une situation très préoccupante que nous pouvons assimiler à un risque majeur. Vu le temps de latence des mésothéliomes, on peut craindre une catastrophe sanitaire dans la province nord lié à l’amiante environnemental. L’incertitude est grandissante si nous savions que les mesures ont été effectuées après humidification des sols, ce qui n’est pas habituel dans le vécu quotidien de ces populations.

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 17 janvier 2011 09:46, par Andriamanana Tiana

    L’étude conservatrice entreprise par le CPA a montré leur sous estimation du seuil d’action de l’amiante. Avec un niveau de risque très élevé (plus de 15% exposées à 800-7800 fois du seuil proposé), le risque encouru par la population de la province Nord de la Nouvelle Calédonie en terme de cancer de poumon, d’asbestose…etc, est énorme.

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 18 janvier 2011 16:58, par Koffi-Kuma Kokou

    les premier chiffres sont peu significatif quand on connait l’ampleur des dégâts que peut causer l’exposition à l’amiante.

    Le Comité Permanent Amiante devrait : déplacer les personnes habitant les zones ou habitat contaminés ; procéder à la destruction dans les règles requises les sites dangereux ; porter à l’échelle les activités de sensibilisation avec l’implication des bénéficiaires ; prohiber la fréquentation des sites déclarés à risque pour les populations ; faire un suivi médical réel des personnes ayant habités ces sites afin de détecter au plus tôt les éventuels cas et les prendre en charge.

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 19 janvier 2011 10:02, par Labbe Marie

    Le CPA a tout fait pour minimiser les risques liés à l’amiante et décidé que les mesures de protection seraient suffisantes pour prévenir des risques. Il s’agissait en fait d’un lobby industriel. En1994, en Nouvelle Calédonie, le risque lié à l’amiante était reconnu pour les expositions dans l’habitat enduit de pö. Mais l’amiante environnementale contenue dans les terres est également responsable de mésothéliomes et de cancers bronchiques. Cette amiante est en grande partie mise en suspension par les exploitations minières de Nickel. Ainsi 45000 personnes subissent une exposition environnementale pour laquelle les mesures de protection sont impossibles à appliquer.

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 19 janvier 2011 13:11, par Djuitchou Astryde

    Ces premiers chiffres nous montre que le risque lié à l’exposition au Trémolite est plus élevé dans la province du Nord. Cela suppose que, la présence ou l’utilisation du Trémolite est plus forte dans cette zone du Nord. Quelque soit le type de cancer l’incidence est plus élevé dans la province du Nord que dans la province du Sud ou même pour les activités en milieu professionnelle. Elle est la zone où il faudra mettre en œuvre prioritairement les recommandations et réaliser les études complémentaires pour mieux appréhender le problème.

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 20 janvier 2011 18:39, par Djilo Tonmeu Carine

    si la population de la province Nord est d’environ 45 000 personnes et qu’en 1994 la population exposée est estimée à 7000 personnes, on dira que ces estimations étaient largement en dessous de la réalité. le risque serait donc plus élevé.

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 21 janvier 2011 11:51, par Ilboudo Gueswende

    Les données sur l’exposition du risque en 1994 d’après nous, doivent être prises avec précaution. La population dans laquelle a été dérivé les risques relatifs et les niveaux d’incidence (7000) est en effet très en deçà de la population nord estimé à 45000 habitants. Cette population nord étant à risque élevé et étant par ailleurs plus grande que la population concerné par le recensement de 1994, nous pensons qu’une sous-évaluation des risques relatifs et des niveaux d’incidence pourrait biaiser les chiffres donnés dans le rapport de 1994. Il est donc utile de procéder à une réévaluation des niveaux d’expositions et d’incidence

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 21 janvier 2011 13:54, par Madjo Carole

    ces chiffres montrent qu’une bonne partie de la population ( environe 15%) était concernée par cette pollution potentielle et que la CPA en surestimant le seuil d’action a conduit la nougvelle calédonnie dans ce qui pourrait devenir une épidémie. ces chiffres montrent qu’il est important de mener munitieusement une évaluation des risques afin de définir de seuils qui ne comportent pas de biais.

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 21 janvier 2011 23:41, par Perez Munoz Antoine

    Le CPA, structure paritaire dont nous avons vu en détail, dans un autre TD, les efforts pour retarder la prise de conscience des effets de l’exposition à l’amiante, oeuvrait dans un cadre d’exposition professionnelle et non environnementale. On peut considérer qu’en 1994 ces effets sont de moins en moins contestés puisque le principe de l’interdiction de l’utilisation de l’amiante date de 1997. L’omniprésence du CPA peut toutefois avoir joué un rôle dans l’absence de réaction après les premiers résultats de la mission de 1994 qui sont pour le moins alarmants concernant les niveaux d’exposition (40 fois les seuils d’exposition professionnelle définis justement par le CPA) et le pourcentage de population concernée par ce risque (7000 personnes sur un total de 45000, soit environ 15%). Ces chiffres laissaient présager un très grave problème de santé publique et auraient dû susciter une réponse à la fois plus rapide et plus énergique.

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 22 janvier 2011 11:43, par Valbrun Jean

    D’après l’ITSEE environ 15% de la population est potentiellement concernée. Les impacts de l’exposition se font plus ressentir dans le nord avec une incidence annuelle attribuable à l’exposition au pö de 85 / 1.000.000. Ce qui revient à environ 4 cas pour 45.000. L’incidence annuelle des cancers pulmonaires est d’environ 3 pour les 45.000 habitants. Cependant, la taille de l’échantillon dans la population du Nord n’est pas indiquée pour savoir s’il n’existe pas de biais dans l’expression des résultats.

    Tels que présentés, ces premiers chiffres inspirent une intense exposition d’une population considérée très vulnérable avec une plus forte incidence dans le Nord. S’agit-il d’une plus forte exposition de cette population ou d’une plus grande sensibilité ? Une campagne de dépistage pourrait peut-être permettre d’identifier, au sein de la population exposée, une sous population présentant un risque élevé tel que soit le cas de la population des femmes mélanésiennes face aux cancers du poumon.

    La relation de cause à effet a été démontré Il existe certes une relation de cause à effet entre la trémolite mais des incertitudes persistent, en particulier concernant la quantification de la relation entre l’exposition à la trémolite et les cancers respiratoires, surtout broncho-pulmonaire, et le rôle possible des autres sources d’exposition (routes, mines, etc.).

    Par ailleurs les propriétés physiques du polluant ainsi que les données épidémiologiques sont comparables au cas de l’amiante.

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 23 janvier 2011 13:51, par Cleto Solange

    Le CPA est une organisation « informelle » lobbyiste créée en 1982 sous l’impulsion de l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité) (et dissoute en 1995 suite au « scandale de l’amiante ») qui a dirigé, pendant plus de 10 ans, la politique sanitaire française sur l’amiante. Cette organisation a été impulsé par des entreprises ayant des intérêts dans l’industrie de l’amiante, et même s’il disposait d’un « groupe de travail scientifique », il est impensable et choquant d’imaginer que ce lobby ait pu avoir une telle influence sur la problématique sanitaire de l’amiante (comme l’a résumé l’ANDEVA : « c’est comme si la Seita s’était occupée du cancer du poumon »).

    Dans la Province Nord : 7000 personnes sont potentiellement exposées (estimation 1994) sur 45 000 habitants : c’est 15,5% de la population concernée. Ce chiffre semble très élevé pour une population non concernée par des expositions professionnelles. En effet, les expositions professionnelles à l’amiante représentent une part importante (16 %) du nombre des maladies professionnelles (chiffres CNAMTS 2006).

    Lier le rôle du CPA à cette exposition est difficile, mais on peut supposer un rôle des lobbys, et en particulier celui du CPA, dans la minimisation du phénomène.

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 23 janvier 2011 15:18, par Malergue Christelle

    7000 personnes sont recensées en 1994 comme étant exposées à "des niveaux d’exposition à l’intérieur de l’habitat recouvert de pö pouvant dépasser de 800 à 7800 fois le seuil d’action proposé en 1990 par le Comité Permanent Amiante ". Cela fait 15% de la population canaque de la province Nord, ce qui est énorme, et les niveaux d’exposition semblent particulièrement élevés. On peut imaginer de plus que le CPA, qui n’est pas une instance d’experts a défini un premier seuil de gestion qui sera amené à être revu à la baisse plus tard, après les résultats de l’enquête épidémiologique de l’INSERM. Donc potentiellement, ce sont plus que 15% de la population qui sont exposés. (cf plus loin on voit que 27% des habitants seraient exposés au pô...)

    D’ailleurs, on verra en 1997 que l’incidence du cancer du mésothéliome , caractéristique de l’exposition à l’amiante, et dont on reconnaîtra de façon fiable l’origine de l’exposition (badigeon des murs à la trémolite), est 10 fois plus élevée dans la province nord de Nelle Calédonie qu’en métropole en exposition professionnelle (93 pour 1 000 000 versus 9,3 pour 1 000 000 ). Cela confirme un niveau de risque particulièrement élevé pour une exposition dans l’habitat...

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 24 janvier 2011 11:34, par Bataillard Caroline

    Les chiffres sont alarmants car l’exposition est 800 à 7800 fois supérieure au seuil d’action du CPA. Sur une population de 45000 personnes cela fait 7000 personnes concernées !! Cependant ce n’est pas grand chose à côté du nombre de personnes potentiellement touché par l’amiante en France ... Il devrait y avoir une réponse active et adaptée à l’ampleur du problème, connu par ailleurs. Malheureusement le CPA a toujours été connu pour défendre l’amiante, donc il n’était pas dans son intérêt de prendre en considération le problème de la trémolite qui ne ferait que relancer le problème de l’amiante en France, en apportant, en plus, des informations dans le sens de la toxicité des fibres courtes, les seules encore défendues par les industriels. Donc le CPA n’avait aucun intérêt à faire avancer la gestion du problème, au contraire…. De là à penser qu’il l’a ralentie, il n’y a qu’un pas…

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 24 janvier 2011 21:14, par Kinda Maurice

    En 1994, le niveau d’exposition à l’intérieur des maisons recouvertes de Pö dépassait le seuil réglementaire entre 800 et 7800 fois. Ceci traduit l’importance des risques sanitaires notamment l’apparition du cancer de poumons. L’enquête épidémiologique de 1997 indiquait que l’incidence de cancer due à l’exposition au trémolite est de 85/1000 000. Dans une population de 45000 personnes, l’incidence en raisonnant linéairement base 1997 est de 3,83 nouveau cas. Cependant, du fait de l’action du CPA dans la gestion du risque, on peut s’attendre que les nouveaux cas soient inférieurs à 3,83 base 1997.

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 25 janvier 2011 01:58, par Agamaraki Adamou

    Malgré que la première étude aie confirmé la présence du Trémolite responsable du taux élevé de cancers dans la région, elle a quand même minimisé la population exposée, 7000 pour l’ensemble de la région contre 45 000 (étude épidémiologique 1997) pour la seule province du nord. Ce qui pourrait être à l’origine du retard dans la prise de consciences des populations concernées et des autorités publiques de mettre en route le dispositif de gestion du problème de santé publique. Une autre hypothèse en faveur du retard/insuffisance dans la prise de conscience ou de la non réaction à temps des pouvoirs publics, pourrait être l’appréciation de la taille des fibres respirables dont le diamètre < 3 μm , taille nettement inférieur à la valeur usuelle de longueur > 5 μm qui est considéré actuellement comme risques pour la santé. L’insuffisance dans l’appréciation de ses deux situations pourrait être à l’origine de l’exacerbation du nombre important de cancers (cancers de la plèvre (mésothéliomes et bronchiques survenus chez les femmes) surtout que la trémolite est une variété d’amiante à cancérogénicité importante.

    Les résultats de l’enquête épidémiologique réalisée par l’INSERM en 1997 pourrait tendre vers la confirmation de ces deux hypothèses, au vue des chiffres de l’étude qui démontrent les risques relatifs associés à l’exposition au pö et d’estimer la part de cancers qui lui est attribuable. Au total, 582 sujets ont été inclus dans l’enquête dont 269 cas (15 mésothéliomes, 230 cancers du poumon et 24 cancers du larynx). Ce qui dénote la gravité de la situation dans cette région de la Nouvelle Calédonie. Avec une prédominance annuelle, en moyenne de 4,6 cas de mésothéliomes (1,4 pour la province Sud, 3 pour la province Nord et 0,2 pour la province des îles), données communiquées par le registre des cancers de la Région, on peut aisément déduire de la gravité du problème de santé.

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 25 janvier 2011 11:39, par Tendeng Paul

    Ces chiffres inspirent une sous estimation du risque par le CPA ou une mauvaise évaluation du niveau d’exposition des populations de la province du Nord. C’est pour dire que le Comité Permanent de l’Amiante m’a pas bien effectuer sont travail de gestion de l’exposition à l’amiante.

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 25 janvier 2011 12:50, par Andrianomenjanahary Fenosoa

    Etant donné le rôle joué par le CPA dans la gestion des risques, la population de la province Nord depuis 1994 n’a pas cessé d’augmenter. Ceci dit, le nombre de personne exposé ne connait pas trop de diminution par rapport à la croissance démographique vu qu’à l’état actuel, il n’existe pas encore de mesure scientifique pour désamianter les constructions composé de tremolite.

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 25 janvier 2011 13:12, par Assih Bawoumodom Tagba

    En 2000, le recensement des construction à risque dans la province nord de nouvelle Calédonie, montre dans 16 communes sur 17 de la province, qu’au moins une construction a été identifiée comme étant recouvert de pö. Cela représente au total 100 tribus concernées. En faisant référence aux données issues de l’enquête épidémiologique de 1997 qui montre que l’incidence annuelle de mésothéliomes attribuable à l’amiante(au pö) dans la province nord est de 85/1000 000 on peut dire que l’exposition au pö représente un risque important de transmission de cancer. Ces chiffres montre que malgré l’implication du CPA dans la gestion des risques d’exposition à l’amiante et les campagnes d’information qui ont été réalisées, des comportements à risque persistent.

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 25 janvier 2011 20:31, par Ntongone Angore Praxede

    On constate lorsqu’on regarde ces chiffres qu’au lieu de diminué la population ne cesse qu’augmenté dans le Nord or nous savons que c’est le lieu ou le taux de pollution est le plus important, on peut alors en conclure que la gestion du risque par les pouvoirs publics et le PCA n’est pas effectives car des actions auraient dues etre mises en place pour non seulement faire comprendre aux populations les différents dangers auquel ils étaient exposé mais aussi pour interdire a de nouvelles personne de s’installé au niveau ou autour des zones potentiellement polluées

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 25 janvier 2011 21:25, par Assani Bilkiss

    Si l’on rapporte ces chiffres à la population réelle de la province Nord, les résultats sont catastrophiques et traduisent un réel problème de santé environnementale qui doit être sérieusement pris en compte et traité de fond pour une meilleure sécurité des habitants de cette province.

  • Rappels historiques : Estimation du risque en 1994 26 janvier 2011 01:12, par Ndiaye Seynabou

    L’étude 1994 a montré que la trémolite est responsable d’un taux élevé de cancers dans la région. Pour cette étude la population exposée était potentiellement de 7000 personnes pour toute la région. Par contre dans la région du Nord, l’étude épidémiologique a montré des taux très élevés de cancers, plus que dans le Sud et l’Ile, la population atteinte serait de 45000 personnes. L’exposition serait directement ou indirectement liée aux activités en milieu professionnel. Cela pourrait expliquer le retard dans la prise de conscience des autorités et populations pour une mise en place d’un dispositif de gestion de ce problème. La réaction tardive des pouvoirs publics pourrait aussi s’expliquer par le fait que dans les premières études, les fibres de diamètres inférieur à 3 sont susceptibles d’occasionner des maladies respiratoires alors que maintenant seules les fibres de longueur supérieure à 5µm présente des risque pour la santé. Et donc le rapport très élevé Longueur/diamètre traduit une cancérogénicité importante. L’insuffisance dans l’appréciation de ses deux situations pourrait être à l’origine du nombre important de cancers (mésothéliomes et cancers pulmonaires) vue que la trémolite est une variété d’amiante à cancérogénicité importante.

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