Un aperçu de la situation mondiale : quelques causes et conséquences

Les pays en développement présentent une charge beaucoup plus élevée en termes de maladies transmissibles et d’accidents. La part de l’environnement pour la diahrrée et les infections respiratoires dans certaines régions défavorisées peut être 120-150 supérieur à celle observée dans des régions développées. Ces différences trouvent leurs origines non seulement dans les niveaux d’expositiions, mais aussi dans l’accessibilité aux soins. Par contre, il n’existent pas de différences significatives globalement pour les maladies non transmissibles. Cependant, l’impact des maladies cardiovasculaires et des cancers est largement supérieur dans les pays développés. Le nombre d’années en bonne santé de perdues par les maladies cardiovasculaires, attribuées à l’environnement, est jusqu’à 7 fois plus élevée dans cartaines régions développées. Elle est aussi 4 fois plus élevée pour les cancers.

Diverses pathologies (infarctus du myocarde, cancers du sein, du côlon et du rectum, diabète) voient leur incidence augmenter par l’inactivité physique. En Amérique du nord, il a été estimé que des interventions environnementales (aménagements piétonniers, pistes cyclables, politique des transports, etc.) pourraient réduire de 31% l’inactivité physique, sans compter les campagnes d’information et autres actions de santé publique.

Dans les pays en développement, en moyenne, le nombre d’années en bonne santé perdues pour cause de traumatismes associés à des facteurs environnementaux, est le double de celui observé dans les pays développés. Les différences sont encore plus marquées localement. Pour les accidents de la route on observe des écarts allant jusqu’à 15 fois entre les différentes régions, elle est de 10 fois pour les autres traumatismes non-intentionnels.

Tous ces résultats suggèrent l’existence d’une transition qui peut avoir lieu dans les facteurs de risque environnementaux qui serait associée au développement. Il y aura baisse de la charge due aux maladies infectieuses, mais accompagnée d’une hausse des broncho-pneumopathies chroniques obstructives pour rattraper le niveau des pays développés.

Les enfants de moins de 5 ans subissent une charge supérieure d’environ 5 fois par rapport à la population globale. Les maladies infectieuses dont la part environnementale est élevée (diahrrée, malaria, infections respiratoires) sont responsables d’un grand nombre de morts dans cette tranche d’âge. Dans l’ensemble 26 % de la part environnementale de la mortalité est attribuée à ces trois maladies. D’autres conditions périnatales qui participent à la mortalité infantile présentent une contribution environnementale importante (malnutrition et accidents non-intentionnels).

L’impacts de ces pathologies peut être attenué par des interventions environnementales qui s’avèrent dans ces cas efficientes et efficaces. Des exemples sont fournis par les objectifs du développement pour le millénaire.

Portfolio

Répartition géographique de la CGM
SPIP  Mise à jour : le 8 décembre 2019 | Chartes | Mentions légales | A propos