Le cas particulier de l’inflammation

Les cellules et les tissus réagissent au traumatisme (physique, chimique, immunologique) par un processus physiologique multiforme, l’inflammation qui met en œuvre principalement le tissu conjonctif et les vaisseaux. Les symptomes classiques sont principalement la chaleur, la rougeur et la douleur, qui s’expliquent par des modifications vasculaires. Le but général est d’amener certains types de globules blancs qui participeront à la suppression de la source du traumatisme, en exerçant par exemple une action biocide (traumatisme d’origine infectieuse).

L’inflammation peut évoluer vers une phase chronique, en particulier en cas de persistance de l’agent de départ. L’infiltrat inflammatoire (globules blancs) change de composition, il peut y avoir formation de nouveaux vaisseaux, mais surtout la caractéristique principale est la prolifération des fibroblastes, avec production de collagène (un constituant de la matrice extracellulaire), à l’origine de la fibrose, pouvant compromettre la fonction d’un organe.

Il existe quelques cas classiques de mise en place d’inflammation chronique :
- Certains agents infectieux capables de surmonter les défenses de l’hôte (virus de l’hépatite par exemple)
- Réactions à corps étranger dont les caractéristiques rend leur élimination difficile (c’est le cas de certaines fibres d’amiantes)

Le phénomène d’inflammation chronique implique d’une part des populations immunitaires secrétant certains médiateurs stimulant la prolifération des cellules épithéliales et d’autre part des réponses cellulaires les protégeant contre la mort cellulaire programmée. La conjugaison des deux phénomènes facilite l’émergence de cellules cancéreuses, bien caractérisée dans certains tissus (intestin, poumon, prostate).

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Le phénomène inflammatoire et son évolution

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