L’accumulation des médicaments dans les effluents pose des problèmes !

Il s’agit ici de libération dans l’environnement de substances actives excrétées par les consommateurs et non de déversements volontaires, potentiellement évitables.

Il s’ensuit que la réduction à la source ne peut se faire aussi facilement. Dès lors, des systèmes d’épuration très efficaces devraient être conçus pour extraire les médicaments des eaux usées (c’est à dire les fixer dans les boues d’épuration). Les eaux clarifiées, indemnes de polluants médicamenteux, pouvent être rejetées dans le milieu naturel. Par contre, les boues seraient alors particulièrement enrichies en médicaments, ce qui poserait un problème pour leur utilisation en agriculture.

Expliquez pourquoi ce problème est particulièrement difficile à résoudre et essayez de déduire un dilemme qui se pose aux pouvoirs publics par rapport à sa gestion.

31 Messages de forum

  • L’accumuation des medicaments dans les effluents est difficile à resoudre du moment que la principale source d’emission est l’excretion. Aussi les sources ponctuelles telles les elevages industriels connaissent une croissance exponentielle grace a la biotechnologie et à la forte demande en viande. Enfin, il faut savoir que l’enjeu economique et l’insuffisance de l’evaluation des impacts( surtout pour les humains) sont des préoccupations fondamentales qui vont fortement influencer la reglementation. Mais comment concilier les enjeux sanitaires actuels et immediats,la satisfaction d’un besoin naturel,indispensable(l’excretion pour les Hommes et animaux) ,qui du même coup alimentent la principale source d’emission et influencent l’emission des sources ponctuelles ; les enjeux economiques criards avec une problematique ecotoxicologique insuffisamment evaluée ?

  • Ce problème est difficile à résoudre car d’abord il contient beaucoup de lacunes, et des complexités dûes à la diversité des classes et mécanismes d’actions de ces composés médicamenteux, aussi il contient des difficultés méthodologiques dues à la variabilité d’espèces. Ensuite, il s’agit de dégagement dans l’environnement de substances actives, principalement excrétées par l’homme, et non de déversements volontaires qui peuvent être évités. C’est pour cela que la réduction à la source est difficile à réaliser.

    Pour résoudre ce problème, des systèmes d’épuration peuvent extraire les médicaments des eaux usées en les fixant dans les boues d’épuration. Donc, les eaux deviennent dépolluées de résidus médicamenteux. Mais dans ce cas là, ce sont les boues qui seront enrichies en médicaments, ce qui représentera un problème pour leur utilisation dans l’agriculture. D’ici se pose le dilemme aux pouvoirs publics entre la purification des eaux usées (qui par suite peuvent être reutilisées ou rejetées dans le milieu naturel) et la fixation des médicaments dans les boues d’épuration (ce qui aura une infulence sur le sol et l’agriculture).

  • L’accumulation des médicaments dans les effluents pose des problèmes ! 3 janvier 2011 10:54, par Kana Paul Martin Jonas

    les médicaments apportent une contribution majeure à l’amélioration de la santé des populations humaines et à l’accroissement de l’espérance de vie ainsi qu’à la qualité des soins. Bien qu’il a été démontré que la consommation de ces médicaments a des conséquences environnementales, les réglementations existantes ou en préparation pour les autorisations de mise sur le marché des médicaments à usage humain ou vétérinaire n’envisagent pas toutes les conséquences écologiques, notamment à long terme, des rejets de résidus de ces substances médicamenteuses et de leurs dérives métabolites ou autres. Les enjeux des connaissances du cycle de vie des substances médicamenteuses dans l’environnement, indispensable pour mieux suivre les conséquences de leurs utilisations et de leurs rejets, concernent non seulement la protection de l’environnement ( le bon état des milieux aquatiques et des ressources en eaux) mais aussi la santé publique.un autre enjeux est celui de l’amélioration du cout des technologies de traitement des eaux résiduaires industrielles ou urbains et des eaux destinées à la consommation humaine.

  • Le problème majeur ici est celui du devenir des IPAs dans l’environnement : Les substances médicamenteuses sont conçues pour traiter les affections mais leur devenir dans l’environnement n’a pas été bien étudié avant leur mise en vente ! L’excrétion qui est la principale source d’émission, on sait que les eaux résiduaires et les eaux vannes seront acheminées vers les stations d’épuration (STEP) ou des fosses septiques, il est possible de limiter ou d’éliminer ces substances dans les eaux épurées, mais si cela est fait, le dilemme réside au niveau du devenir des boues contenant ces substances ! Doit-on les utiliser pour l’épandage en agriculture (comme c’est le plus souvent le cas) avec ces substances ou alors doit-on conserver ces boues contaminées ??

  • L’accumulation des médicaments dans les effluents pose avec acuité le problème de traitement et d’élimination d’une plus grande diversité d’ingrédients pharmaceutiques actifs dans les eaux et avant l’épandage. Déjà, l’élimination des molécules ou métabolites dans le cadre de la règlementation européenne génère des coûts sociaux énormes et nécessiterait des technologies de pointe. A terme, un dilemme serait la mise en œuvre de procédures technologiques avancées pour le traitements des déchets médicamenteux contenus dans les effluents moyennant une plus grande taxation des citoyens déjà assez taxés pour prévenir l’apparition de pathologie ou le développement de nouvelles pathologies ou alors laisser apparaitre les pathologies et les traitées. En d’autres termes, le dilemme qui se poserait aux pouvoirs publiques serait l’option de retraitement du contenu des effluents à des coûts sociaux élevés ou le traitement des pathologies liées aux contaminations possibles dues aux contenus des effluents.

  • La présence de produits pharmaceutiques et d’hygiène corporelle sont introduits dans le milieu aquatique via les réseaux d’assainissement municipaux et les effluents des stations d’épuration. Les technologies de traitement utilisées dans les stations d’épuration municipales n’étant pas efficaces pour l’élimination de ces substances, une fraction de ces produits se retrouve in fine dans l’environnement aquatique. Leur présence dans l’environnement est devenue un problème de société et les pouvoirs publics sont sollicités quant aux mesures de prévention et réduction à mettre en place. Les niveaux d’exposition et les impacts à long terme de ces substances sur l’homme et les écosystèmes nécessitent des programmes de recherche et une meilleure capitalisation des informations déjà acquises. Le dilemme qui se pose aux pouvoirs publics est lié au fait qu’il faudrait maintenant anticiper les conséquences environnementales éventuelles des nouvelles technologies comme celles utilisant les nanoparticules au service des médicaments. Renforcer la surveillance environnementale des rejets des industries chimiques et pharmaceutiques, des établissements de soin, des élevages industriels et piscicoles, de toutes les activités pouvant être à l’origine de rejets de substances médicamenteuses ou de leurs résidus et améliorer les traitements de ces rejets ponctuels. Développer des programmes d’optimisation de l’efficacité des stations d’épuration des eaux résiduaires et de traitement des eaux potables afin qu’elles soient mieux adaptées au problème des résidus de substances médicamenteuses

  • Le problème est particulièrement difficile à résoudre à cause de l’origine de la contamination qui est due aux rejets émis tout au long de leur cycle de vie, les difficultés de l’évaluation des risques correspondant à cause des données sur l’évaluation qualitative et quantitative des substances, Une réglementation encore insuffisante qui n’envisage pas toutes les conséquences écologiques. Un dilemme qui se pose au pouvoir publics serait de comprendre comment continuer d’assurer des médicaments en qualité et en quantité au populations tout en essayant de limiter leurs effets néfastes sur l’environnement, en agissant sur les habitudes des populations ou sur le circuit d’évacuation des eaux usées et des boues dans la nature ou sur les deux.

  • Compte tenu : de l’énorme diversité de principes actifs, et des limites actuelles des connaissances scientifiques sur les effets précis des IPA sur les organismes vivants, il y a lieu de s’inquiéter quant aux éventuelles interactions complexes qui peuvent intervenir dans le système. Cette situation complexifie l’approche de l’évaluation des effets, d’où la faiblesse des informations utiles aux décideurs pour prendre des mesures efficientes. De plus, les médicaments étant produits pour des soins à des patients (la population en fait), comment prendre des mesures (c’est en réalité illusoire) en amont pour limiter la consommation ou extraire des substances (qui en fait sont utiles aux médicaments pour la guérison) ?

  • Les médicaments sont accumulés dans l’environnement en même temps que d’autres produits chimiques. Ces substances pharmaceutiques sont métabolisées et se dégradent dans l’environnement et l’impact potentiel des produits de transformation associés n’est pas suffisamment connu. Les classes et mécanismes d’actions de ces composés sont très divers et doivent être traités dans le détail .Une meilleure connaissance du cycle de vie des substances médicamenteuses dans l’environnement est indispensable pour mieux suivre les conséquences de leurs utilisations et de leur rejets. Des mesures de surveillance et de réduction de ces produits dans l’environnement doivent être établit et cela passe nécessairement par une évaluation des risques afin d’identifier les substances prioritaires à surveiller. pour gérer ce problème de présence des produits pharmaceutiques dans l’environnement, les pouvoirs publiques doivent s’inspirer des résultats de l’évaluation des risques. L’évaluation des concentrations environnementales s’avèrent fastidieuses car des facteurs variables les affectent , y compris les facteurs d’échelles. les modèles tels que "le bassin versant" ainsi que le modèle SIG sont mis à contribution pour déterminer les concentrations environnementales,et l’évaluation des expositions.

  • L’accumulation des médicaments dans les effluents pose des problèmes ! 11 janvier 2011 14:08, par Kodjirangue Ngartonan

    Le problème de l’accumulation des médicaments dans les effluents est particulièrement difficile à résoudre. Car les produits pharmaceutiques possèdent des propriétés pharmacologiques qui ne peuvent s’expliquer par des relations simples. A cause de cette complexité, certaines équipes développent des outils basés sur les mécanismes d’action (par exemple les récepteurs aux hormones) pour améliorer la compréhension des effets chroniques sur les organismes aquatiques. Il n’existe pas actuellement un facteur d’estimation unique qui s’appliquerait à toutes les espèces aquatiques pour un spectre large d’IPAs. Les données de la figure indiquent que les médicaments, en général, ne présentent pas une écotoxicité élevée, c’est à dire que la vaste majorité ne produisent pas d’effets létaux sur la vie aquatique à des concentrations < 1mg/L. Globalement ces données montrent que >90% des produits ont des CAE50 les plus faibles >1 mg/L, seulement 1% présentant des CAE50 les plus faibles <0,01 mg/L. Les concentrations moyennes et médianes mesurées sont généralement de l’ordre du ng/L (19). Cependant, il est maintenant accepté que pour certains IPA, les effets chroniques sur les organismes aquatiques devraient recevoir plus d’attention que les effets aigüs (5). En conséquence, des méthodes efficaces pour étudier les impacts chroniques sur la vie aquatique seraient nécessaires. toutes ces difficultés et contradiction expliqués le dilemme pour le pour public dans la gestion efficiente.

  • Il existe différents type d’effluents :

    - les effluents industriels : bien que les industries soient soumises à une procédure stricte d’autorisation au titre du code de l’environnement, on constate que des rejets peuvent se produire, que le contrôle des effluents n’est pas exhaustif ni systématique.

    - les effluents domestiques : des études ont démontré que les traitements réalisés dans les STEP ne sont pas toujours efficaces, et que cela aboutit au rejet dans le milieu d’ingrédients pharmaceutiques actifs.

    Ainsi les médicaments s’accumulent dans les effluents et se retrouvent dans les eaux (nappes, fleuves, mers et océan) et les autres milieux.

    Ce problème est difficile à résoudre car la consommation de médicaments va croissant, ce qui entraine des rejets croissants par les sources diffuses (les consommateurs) et ponctuelles (les industries et les élevages intensifs).

    Il faut donc que les pouvoirs publics agissent d’abord sur les sources (réduction de la consommation, gestion des médicaments non utilisés, réglementation des industriels) ; il est également nécessaire d’optimiser les traitements dans les usines d’eau potable et dans les stations d’épuration, mais cela a un coût direct important pour un risque qui n’est pas précisément évalué.

  • L’accumulation des médicaments dans les effluents pose des problèmes ! 13 janvier 2011 17:40, par Djilo Tonmeu Carine

    Expliquez pourquoi ce problème est particulièrement difficile à résoudre et essayez de déduire un dilemme qui se pose aux pouvoirs publics par rapport à sa gestion.

    1. le problème de l’accumulation des IPA dans les effluents est difficile à résoudre à cause de plusieurs facteurs :
    - l’évaluation des risque reste encore difficile. des études ont montrés la nocivité de ces IPQ sur l’homme, mais les effets de faibles doses sur des périodes longues, en mélanges avec d’autres substances médicamenteuses ou non, sont mal connus et particulièrement difficiles à étudier.
    - l’insuffisance de la documentation et de la réglementation entrave une meilleure connaissance sur l’évaluation des risques liés à la présence des IPA dans les effluents.

    2. le dilemne qui se pose aux pouvoirs publics par rapport à sa gestion est celui de l’enlèvement des médicaments pharmaceutiques (ce qui est impossible) ou simplement de la réduction de la nocivité de ces IPA sur l’environnement.

  • L’accumulation des médicaments dans les effluents pose des problèmes ! 14 janvier 2011 18:12, par Perez Munoz Antoine

    La difficulté pour maitriser, sinon résoudre, le problème des résidus médicamenteux tient à la multiplicité des angles d’attaque à envisager, corollaire de sa complexité.

    Tout d’abord, on parle de molécules dont le bénéfice pour la santé humaine est reconnu au travers des essais cliniques préalables à la mise sur le marché, dont il est donc difficile d’envisager le retrait comme on pourrait le faire pour d’autres polluants, en tout cas pour des motifs de toxicité environnementale. On peut tout de même envisager un durcissement des exigences en terme d’étude d’écotoxicité pour les nouvelles molécules, ce qui pourrait toutefois être considéré comme un frein à l’innovation voire au progrès médical (sans parler du poids économique de l’industrie pharmaceutique) ; en ce qui concerne les molécules existantes, il semblerait possible de concentrer la surveillance sur un panel de substances dont les quantités produites, la nocivité suspectée et/ou la représentativité d’un mécanisme d’action ou d’une classe thérapeutique (à l’image de ce qui est proposé dans les tableaux du TD) permettrait de distinguer.

    Il est aussi nécessaire d’améliorer l’efficacité des traitements des effluents en STEP (il a été mentionné une variabilité entre les installations) et la surveillance de la toxicité (globale ou pour certaines molécules cibles, selon le même raisonnement) des effluents à leur sortie. On peut aussi envisager de généraliser un pré-traitement à la source pour les plus gros producteurs (industriels, élevages, établissements de soins), avec les contraintes budgétaires que cela impliquerait.

    Enfin,on ne peut évidemment négliger des nécessaires actions de sensibilisation et de responsabilisation pour éviter la surconsommation des médicaments et mieux encadrer l’élimination des MNU, à la fois à destination du grand public et de tous les acteurs de la chaine de production et de distribution (chimistes, pharmaciens), dont on peut toutefois s’interroger sur l’impact réel.

  • L’accumulation des médicaments dans les effluents pose des problèmes ! 15 janvier 2011 22:36, par Bataillard Caroline

    Le premier souci est que les origines de diffusion de ces substances sont multiples, il est donc très compliqué d’envisager de canaliser les différentes sources (eaux usées, élevages, épandages, industries pharmaceutiques, centre de soins humains ou vétérinaires…)

    Les traitements envisageables dans les STEP sont techniquement faisables mais ont un coût très important pour une efficacité parfois limitée.

    Le seul moyen d’enrayer réellement cette diffusion massive serait de limiter la production de ce déchets et donc limiter la consommation des médicaments.

    Là se pose le problème de l’analyse coût/bénéfice de l’utilisation des substances médicamenteuses : Comment interdire ou limiter l’utilisation de substances pharmaceutiques efficaces et parfois vitales dans le traitement de pathologies ou dans la gestion de la douleur ?

    La première possibilité serait déjà de limiter l’utilisation de ces substances en revenant à une utilisation raisonnée et raisonnable : La France, et les pays développés en général, consomment des quantités « astronomiques » de médicaments, et les français sont souvent en tête de liste des plus gros consommateurs. Une sensibilisation des tous serait nécessaire (consommateurs, prescripteurs, producteurs).

    La seconde possibilité serait aussi de revoir tout le fonctionnement de la mise sur le marché des nouvelles substances pharmaceutiques, dont on sait que certaines sont peu efficaces et pourtant fortement utilisées. Là aussi, gros travail et multiples implications en perspective… d’autant plus que cela ne repose actuellement que sur peu d’études scientifiques aux résultats extrapolés peu probants.

  • La diffusion des médicaments dans l’environnement est difficile à mesurer et les conséquences des expositions chroniques sont difficiles à quantifier. Dans le cas des émissions ponctuelles, une amélioration des traitements peut permettre une diminution des rejets par exemple par la mise en place de système de filtration efficace, mais dans les cas des émissions diffuses le traitement est plus difficile comme par exemple pour les traitements des cancers avec des chimiothérapies à domicile. Une autre voie est de diminuer les émissions en limitant la consommation de médicament. Mais la fonction première des médicaments est tout de même d’améliorer la qualité des soins et par la même la santé humaine. Même si pour certains médicaments, la diminution de la consommation est possible, pour d’autre traitements, comme les anticancéreux par exemple les choix de gestion deviennent plus difficile.

  • Les médicaments ont pour but de traiter les maladies, cependant une fois utilisés, la diffusion des IPAs dans les déchets pose problème. Pour les effluents industriels, il est possible d’améliorer la gestion des rejets à travers l’application des procédures et codes environnementaux régissant les industries. Ce qui n’est pas le cas des effluents domestiques, qui sont cependant les plus importants car c’est l’excrétion qui est la principale source d’émission d’IPA. L’extraction des IPAs des eaux usées par des systèmes d’épuration est incomplète. Par exemple : les boues d’épuration, utilisés malgré tout pour l’agriculture, peuvent stocker une quantité considérable d’IPAs.

    La gestion des risques demeurent un dilemme pour le pouvoir public car :

    - il est quasi impossible d’interdire ou de limiter les substances pouvant polluer les eaux/sédiments une fois excréter. Les médicaments

    - la quantité excrétée par une population ainsi que la diffusion d’un médicament sont considérablement variable et rend la gestion des risques plus difficile. Les différentes études ne permettent pas leur évaluation exacte des risques encourues.

  • L’ accumulation des médicaments dans les effluents pose des problèmes car le médicament en soit est préparé pour soigner un maux, or pour soigner ce maux le médicament transformé est rejeté par nos excrétions dans la nature et se retrouve dans les effluents. Pire certains personnes jettent les médicaments non utilisés dans la nature et ces médicaments sont entrainés par les effluents et se retrouvent dans nos sols et dans nos cours d’eau où ils subissent d’autres transformations qui peuvent les rendre plus dangereuses pour la santé et pour l’environnement. Le dilemme des pouvoirs publics se trouve dans leurs incapacité de réguler l’utilisation des médicaments. Ils ne peuvent non plus investir dans le traitement de toutes les eaux résiduaires,la technologie n’étant pas pour autant disponible, de plus le caractère continentale des effluents limite leurs actions

  • Le nombre de pays disposant de stations d’assainissements (STEP) est très faible et que, même dans les pays économiquement développés, la fiabilité des installations n’est pas toujours garantie surtout dans les petites communautés. Notons également qu’il existe de vastes zones d’assainissement individuel ou autonome lorsqu’il n’est pas possible de raccorder des habitats dispersés à un réseau collectif et ces micro installations produisent des effluents de qualité sommaire, très variable et non contrôlée. Les stations d’assainissement ont été conçues pour retirer des eaux des masses de contaminants naturels ou anthropiques caractérisés par des paramètres analytiques globaux tels que l’azote total, le phosphore total, la demande chimique en oxygène (DCO), la demande biologique en oxygène (DBO) ou les matières en suspensions (MES). Rien dans les cahiers des charges ne spécifie aux STEP de devoir garantir l’élimination spécifique de molécules ciblées sachant que les égouts (malheureusement encore appelés tout à l’égout) recueillent tout ce que les populations, les établissements de soins, les locaux industriels ou municipaux, les commerces et petites industries peuvent y déverser. La liste des substances indésirables serait ainsi beaucoup trop longue et le contrôle impossible à réaliser d’autant que les concentrations individuelles détectées se situent parfois à des niveaux très faibles au sein d’une matrice organique très chargée. De plus, l’élimination des contaminants de l’eau est extrêmement variable selon leur biodégradabilité, leurs caractéristiques d’hydrophobicité ou de volatilité. Par ailleurs, si la substance a été retirée de l’eau, elle peut subsister adsorbée ou absorbée dans les boues et il conviendrait de vérifier l’absence de contamination avant épandage afin de ne pas polluer le terrain receveur, la flore et la faune locales. Le coût engendré par une optimisation des STEP pour l’élimination de traces de molécules indésirables est considérable et pourrait conduire à réaliser des filières technologiques proches de celles utilisées en production d’eau potable ce qui est économiquement irréaliste. La prévention passe donc par une stratégie visant à limiter les rejets de composés jugés comme les plus dangereux pour l’environnement et pour la Santé Publique. Ceci nécessite une analyse du risque très complète incluant l’impact environnemental et sanitaire des molécules mises sur le marché et une analyse de la balance bénéfice-risque pour les actions envisagées. La surveillance des milieux implique l’analyse des médicaments et de leurs métabolites. Elle permet d’établir la spécificité du problème car les métabolites, en général beaucoup plus hydrophiles que les molécules-mères, sont plus difficiles à extraire et sont très peu étudiés. Il existe donc vraisemblablement une sous-estimation de l’évaluation des quantités présentes dans les eaux et des risques correspondants pour l’environnement et pour l’homme. L’évaluation des effets est en réalité un exercice extrêmement difficile en raison de la diversité des molécules et donc des mécanismes d’action, d’autant plus que les effets ne sont pas spécifiques d’une molécule. Dans ce cas, l’utilisation de tests qui permettent de mesurer l’effet de mélanges de substances est indispensable, avec des limites de spécificité médicamenteuse. Les nombreux mécanismes d’action possibles et d’effets secondaires des médicaments, font que le nombre total de tests d’effets biologiques, par ailleurs non spécifiques des médicaments, serait trop élevé pour mener une surveillance des milieux et des rejets à un coût acceptable. Les interprétations sont également difficiles lorsqu’on souhaite anticiper un effet chronique pour de très faibles doses absorbées. Il est alors indispensable d’établir une stratégie d’ordre prioritaire pour la mise en place de ces tests. De plus, pour beaucoup de substances, la connaissance des mécanismes d’action et des effets attendus sur les écosystèmes est embryonnaire pour ne pas dire inexistante. Le manque de connaissances sur les effets et les mécanismes d’action des médicaments sur les composants de l’environnement devrait inciter les pouvoirs publics à aider la recherche pluridisciplinaire sur ce thème et les chercheurs à travailler ensemble de façon pragmatique dans les deux directions que sont la caractérisation chimique et l’approche d’un criblage consensuel pour évaluer les effets toxiques aux faibles doses. Les pouvoirs publics devraient : • Soit investir dans la recherche afin de catalyser un effort concerté entre les chimistes environnementaux et les écotoxicologues pour surveiller les niveaux de contamination, l’efficacité des stations d’épuration et mieux établir les conséquences environnementales de la présence de résidus de médicaments et en déterminer l’origine. • Soit investir dans la mise en place et/ou l’amélioration des STEP afin d’éliminer tous les polluants présents dans les eaux sans distinction des rejets des composés jugés les plus dangereux

  • Ce problème est particulièrement diffficile à résoudre pour les raisons suivantes :

    1- Complexité desIPAs et l’inefficacité des Stations d’épuration

    Une multiplicité de familles de médicaments avec des propriétés physico-chimiques différentes sont concernés, les sources de rejets des IPAs (médicaments et de leurs métabolites souvent actifs) dans l’environnement sont aussi très diverses. Cette complexité ajoutée aux possibles modifications subies dans l’environnement rend difficile une étude de risques classiques pour connaître la nocivité intrinsèque, la connaissance des relations dose-effet et l’estimation des expositions, pour les cibles concernés que sont les biotopes et leurs écosystèmes.

    La principale voie d’accès dans l’environnement des IPAs est à travers les stations d’épuration (STEP). D’après Paul Becquart, La nature chimique et microbiologique des eaux usées se complexifie au rythme des progrès en recherche et développement des industries et de détection des polluants. Les effluents de ces STEP qui n’ont pas été conçues pour traiter spécifiquement des composés organiques à l’état de traces comme le sont les médicaments conduisent aux écosystèmes aquatiques et terrestres, aux eaux souterraines, et de surface, aux systèmes d’alimentation en eau potable. Des antibiotiques comme les tétracyclines (Carlson et al., 2004) et les fluoroquinolones (Golet et al., 2001).ont été détectés dans les effluents d’élevage industriel dans l’ordre de plusieurs mg par gramme de lisier. Par ailleurs, le calcul du rapport entre les concentrations moyennes des effluents et des affluents montre aussi des différences notoires dans l’efficacité des stations d’épuration.

    Le Directeur de recherche Ondéo Degrémont explique que « chaque entreprise a son polluant et à chaque polluant sa solution technologique particulière. Le fournisseur doit donc proposer un éventail de solutions qui puisse répondre à un cahier des charges parfaitement étudié. On se demande maintenant quels sont les polluants présents ».

    Les STEP se trouvent confrontées au traitement de molécules dont la composition ou la nature est souvent inconnue, secret professionnel oblige, et dont l’activité est parfois importante. Ainsi une quantité non négligeable d’anticancéreux, poisons cytotoxiques très puissants, non absorbés par l’organisme, demeure dans les eaux usées. Cette inefficacité des STEP fait que leurs effluents sont contaminés par des IPAs qui sont déversés par la suite dans les écosystèmes terrestres et aquatiques. A titre d’exemples :

    Des études concluantes permettent de croire que tous les écosystèmes marins et d’eau douce sont exposés à l’acide clofibrique, un hypolipémiant, souvent retrouvé dans les effluents des STEP, jusqu’à 270 ng/L dans des échantillons d’eau du robinet (Heberer et Stan (1997), 78 ng/L dans la mer du Nord, Daughton et Ternes (1999),.

    2- Flux des IPAs dans les effluents Ce flux dépend de la consommation en amont qui n’a pas cessé d’augmenter et du potentiel d’épuration qui semble ne pas suivre le rythme à l’heure actuelle. Plus de 3000 médicaments humains et 300 médicaments vétérinaires sont actuellement disponibles sur le marché français et l’industrie pharmaceutique continue à se développer.

    3- la réglementation Le problème est d’autant plus préoccupante que la réglementation est encore insuffisante car elle n’envisage pas notamment toutes les conséquences écologiques surtout celles à long terme, des rejets des IPAs. En plus, La réglementation européenne et française relatives à la qualité des eaux ne prévoient pas de rechercher les médicaments dans les différents compartiments aquatiques.

    4- Caractère persistant des IPAs dans les effluents Les IPAs à caractère lipophile sont bioaccumulables et peuvent s’adsorber sur les boues pour ensuite constituer un problème sanitaire si ces boues sont épandues à des fins agricoles.

    5- Insuffisance de connaissance Jusqu’à présent on manque de connaissance sur les niveaux de concentration des IPAs dans les différents niveaux pour l’élaboration de scénario d’exposition qui permettrait de procéder à une évaluation « a priori » de l’exposition à ces substances. le manque d’information sur les mécanismes de transformation des produits pharmaceutiques dans l’environnement, l’identité des principaux produits de transformation et leur dynamique de formation et de disparition apparaît comme le principal verrou scientifique à être levé pour conduire une évaluation d’exposition correcte et décider de la conduite à tenir.

    Le pouvoir public se trouve donc confronter à un réel dilemme lié à :

    1- La demande croissante de médicaments associée une expansion de l’industrie pharmaceutique conduisant à une augmentation des IPAs dans l’environnement.

    2- Une difficulté de gestion de ces déchets : Ex. de CYCLAMED

    3- Une difficulté de gestion des risques due à la complexité des IPAs dans les effluents, la diversité des écosystèmes affectée.

    4- L’insuffisance de maîtrise des méthodes d’épuration des STEP générant des effluents dangereux.

    5- L’attitude souvent irresponsable des consommateurs qui trouvent plus facile de jeter les médicaments inutilisés dans les poubelles ou les toilettes plutôt que de les rapporter dans les pharmacies.

    6- Savoir si les quantités rejetées dans les effluents sont de nature à générer un risque

    7- Manque d’Information et de sensibilisation des fabricants, prescripteurs, distributeurs et consommateurs de médicaments.

    8- Plusieurs questions peuvent être posées ?

    a. Peut-on avoir des molécules « traceur » pour des familles de produits ?

    b. Quels abattements sont possibles, et quels taux de transferts dans les boues ?

    c. Peut-on avoir des risques de modification biologique des boues activées en fonction des impacts des résidus de médicaments sur la biomasse des STEP ?

  • Le rejet de médicaments dans l’environnement n’est pas un choix qu’on peut éviter. En prescrivant des médicaments à l’homme et aux animaux, on ne pense qu’aux résultats (l’amélioration de l’état de santé) et ignorant son devenir dans l’environnement. Les stations d’épuration (STEP) filtrent les eaux usées retiennent les substances médicamenteuses et leurs dérivés métabolites dans les boues et libèrent de l’eau propre. Malheureusement l’épandage de ces boues contamine à nouveau les sols.

  • Le problème est particulièrement difficile à résoudre du fait que la toxicité chronique des produits pharmaceutiques et les effets potentiels sont encore très peu connus et difficilement perceptibles. De grandes quantités d’entérobactéries issues des matières fécales humaines et animales peuvent être rejetées dans les rivières et les lacs qui constituent les sources d’eau utilisées pour la consommation, les activités récréatives ou l’irrigation. Il est nécessaire à ce niveau de mieux comprendre la prévalence de la résistance aux antibiotiques de ces entérobactéries et l’importance de leur présence dans les écosystèmes aquatiques. La science ne connait que très peu de choses sur les effets à long terme des produits pharmaceutiques sur les organismes aquatiques, en particulier au sujet des cibles biologiques. En ce qui concerne la majorité des médicaments analysés, destinés à l’usage humain, des effets aigus sur les organismes aquatiques sont peu probables, excepté en cas de déversements. Les études écotoxicologiques sont très importantes et nécessaires pour obtenir un meilleur système global d’évaluation des risques présentés par les produits pharmaceutiques. L’éco-étiquetage est une solution qui vise à identifier les produits biodégradables et ceux n’ayant aucun impact sur l’environnement pour ainsi aviser les consommateurs. Cela pourrait aider les gens à faire des choix judicieux. Les pouvoirs publics de leur côté, doivent assurer un contrôle plus rigoureux sur les déversements de ces produits par un prise de disposition par les industriels pour un traitement adéquat et en amont des produits. Les marges de manœuvre des pouvoirs publics restent cependant limitées pour faire appliquer le Concept « pollueur-payeur ».

  • L’accumulation des médicaments dans les effluents pose des problèmes ! 23 janvier 2011 22:24, par Malergue Christelle

    A la réponse précédente, on a vu qu’il était particulièrement difficile de réduire cette pollution médicamenteuse à sa source.

    Les médicaments diffusent principalement via les stations d’épuration : ils sont pas ou peu filtrés et se retrouvent donc à la fois dans l’eau, qui est rejetée dans les milieux naturels, ou consommée via le circuit d’eau potable , et dans les boues qui sont épandues en agriculture pour fertiliser les sols. (et d’ailleurs ils se retrouvent alors dans la chaîne alimentaire ou diffusent vers les eaux souterraines, etc...) .

    Finalement, les résidus ou les métabolites de médicaments s’accumulent dans les effluents des stations d ’épuration, ainsi que dans les milieux.

    Si les pouvoirs publics veulent en limiter l’exposition via l’eau potable, il faudrait réussir à trouver des systèmes de filtration particulièrement efficaces (et coûteux), peu évidents à créer car il existe énormément de substances actives différentes, qui demanderaient peut-être des procédés de capture/filtration différents... Est-ce techniquement possible ?

    On peut imaginer que les résidus se retouveraient dans les boues ou dans les filtres mais devraient être éliminés d’une façon ou d’une autre.

    Que faudrait-il faire pour protéger la santé ? Les boues contiennent déjà des résidus médicamenteux et le consommateur est exposé. Elles en contiendraient éventuellement encore plus. Si l’exposition ne se faisait pas via l’eau potable, elle se fait de toute façon via les boues.

    Or l’épandage des boues est la solution trouvée au problème environnemental de leur élimination. Ce problème est introduit par une solution technologique à un autre problème environnemental celui de la qualité des eaux de consommation humaine. 850 000 tonnes de matières sèches (ce qui reste après séchage des boues) sont produites chaque année en France. 50à 60% sont épandues en agriculture, le reste est mis en décharge ou incinéré. Il est jusque là politiquement admis que le risque pour la santé est minime.

    On peut difficilement trouver une autre solution à l’élimination des boues et on ne peut donc envisager de l’interdire...

    Donc les autorités sont un peu dans une impasse.

    De plus, elles ont besoin de données sur les effets toxiques des médicaments et à quelles doses , à partir de quelles concentrations environnementales pour établir des normes d’exposition protectrices de la santé et en déduire aussi des normes sur les effluents des établissements de soins, des industriels, voire domestiques…Mais des lacunes de connaissances sont présentes à ces différents niveaux. L’évaluation de ces doses, de ces effets est également très complexe.

  • L’accumulation des médicaments dans les effluents pose des problèmes difficile à résoudre à cause de l’absence de connaissances scientifiques sur les effets à long terme tant sur l’homme que sur les écosystèmes puisque la connaissance scientifique est peu avancée concernant l’évaluation des risques sur la santé humaine et sur les écosystèmes pour les expositions à ces résidus. Il existe même des incertitudes dans l’évaluation des exposions à des substances résiduelles en question. Alors, le dilemme qui se pose aux pouvoirs publics par rapport à sa gestion est l’application ou non du principe de précaution dans la mesure où les effets néfastes à long terme sur l’homme et les écosystèmes ne sont pas clairement établis.

  • le problème est difficile à résoudre parce que les IPAs constituent la partie active du médicament, la source démission ( Excrétas) ne peut être vraiment contrôlée, et les polluants se retrouvent dans l’environnement en quantités faibles ce qui rend difficile l’évaluation de son impact sur la santé, et de déterminer les PNEC. pour les pouvoirs publics, la gestion de cette pollution est complexe, car règlementer les IPAs, par exemple en fixant des seuils reviendrait par exemple à réduire la concentration de principe actifs du médicament et donc d’en réduire l’efficacité.

  • Pour couper la chaine de contamination ou d’exposition des populations, il faut prendre le problème à la base. Les différentes sources de production de ses substances toxiques(Hopitaux, labo, usines/sociétés), doivent prendre des dispositions en interne afin de traiter de manière convenable les déchets de façon à ce qu’ils ne soient pas nocifs aux êtres vivants et autres organismes. Un constat amer se présente le plus souvent : Ces structures/entreprises ou multinationales pour des raisons économiques ne mettent pas les moyens nécessaires pour le traitement en amont de ses substances. L’état qui doit protéger les populations, en assurant un contrôle rigoureux de ses installations lui aussi, pour des raisons politiques, économiques et souvent techniques n’assume pas, le plus souvent ses responsabilités. Etant dans certains cas, lui-même actionnaire, l’état ou les pouvoirs publics se trouve devant un grand dilemme quant à la prise de certaines décisions d’une importance capitale. D’un côté, l’industrie doit tourner et générer des ressources, créer des emplois pour le développement du pays et de l’autre, elle dégage des substances polluantes nocives à l’écosystème. D’autre part, nous savons que, plus la production est importante, plus les quantités de déchets deviennent difficile à gérer, il faut donc, assez de moyens. Les marges de manœuvre des pouvoirs publics sont limitées pour faire appliquer le Concept « pollueur-payeur » et la population et son environnement subissent la loi du plus fort avec toutes les conséquences fâcheuses.

  • Le problème de l’accumulation des médicaments dans les effluents est difficile à résoudre, car les traitements effectuées dans les stations d’épuration ne parviennent pas à éliminer certaines substances médicamenteuse et pour parfois contribuent à leur redonner une forme biologique active. Par exemple il est évoqué dans les documents support que : • « Des traces de substances médicamenteuses appartenant à une quarantaine de classes thérapeutiques ont été détectées dans les eaux superficielles à la sortie des stations d’épuration en France mais aussi sur tous les continents ». • « Il a été démontré que le taux de destruction ou de rétention dans les boues des eaux résiduaires des stations d’assainissement était très variable selon les classes thérapeutiques et, dans une même classe, selon les substances (de 30 à plus de 90 %) ». • « Il a été aussi mis en évidence que des stations d’épuration pouvaient transformer certaines substances et leur redonner une forme biologiquement active. De plus, toutes les substances présentes dans les boues d’épuration peuvent théoriquement être transférées à l’homme après épandage sur les sols via les plantes alimentaires et/ou les animaux d’élevage mais ce risque d’exposition est insuffisamment documenté ». Le dilemme qui se pose aux pouvoirs publics c’est une réglementation insuffisante car, l’impact environnemental des médicaments est déjà pris en considération par la réglementation européenne existante ou en préparation pour les autorisations de mise sur le marché des médicaments à usage humain ou vétérinaire. Néanmoins, cette réglementation n’envisage pas toutes les conséquences écologiques, notamment à long terme, des rejets de résidus de ces substances médicamenteuses et de leurs dérivés métabolites ou autres.

  • L’accumulation des médicaments dans les effluents pose des problèmes ! 25 janvier 2011 13:10, par Andrianomenjanahary Fenosoa

    L’accumulation des médicaments dans les effluents pose des problèmes ! Répondre Expliquez pourquoi ce problème est particulièrement difficile à résoudre et essayez de déduire un dilemme qui se pose aux pouvoirs publics par rapport à sa gestion. L’accumulation des médicaments dans les effluents pose des problèmes car la première source d’émission des médicaments dans l’organisme est par voie d’excrétion ensuite la diffusion vers les stations d’épurations ou épandage des sols. Dans tous les cas, Il y a toujours le contact avec les effluents. Compte tenu de l’importance du problème, le pouvoir publique dans la gestion devrait prendre en conscience du cycle de l’eau ainsi que le bassin versant pour mettre en place un plan d’occupation du sol en en organisant le milieu évitant le moins de risques pour l’écosystèmes.

  • L’accumulation des médicaments dans les effluents pose des problèmes ! 25 janvier 2011 13:22, par Assih Bawoumodom Tagba

    Ce problème est difficile à résoudre par ce qu’il se pose un problème important au niveau de l’évaluation des risques liés aux IPA. En effet, L’éventualité de risques sanitaires pour l’homme, dus à l’exposition des populations aux résidus de substances médicamenteuses n’est pas encore suffisamment documentée. Par ailleurs, la règlementation reste encore insuffisante dans le domaine. Le cycle de vie des substances médicamenteuses dans l’environnement est également mal connu ce qui rend encore plus difficile la résolution des problèmes. Le dilemme pour les pouvoir publique, dans la perspective de la gestion des risques liés à l’accumulation des médicaments dans l’environnement est de pouvoir développer des programmes de recherche fondamentale et finalisée sur les risques pour l’homme et pour l’environnement liés aux résidus des substances médicamenteuses présentes dans les eaux et dans les sols, ainsi que dans les denrées végétales et animales. Un autre défis non moins important, est prendre en compte les effets liés à la multiplicité des substances présentes dans les rejets en développant des tests globaux de toxicité, en particulier pour les substances cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction.

  • L’accumulation des médicaments dans les effluents pose des problèmes ! 25 janvier 2011 18:56, par Ntongone Angore Praxede

    Ce problème est difficile à résoudre car l’accumulation des médicaments dans les effluents entraine la contamination des algues, crustacés et poissons et à travers eux on peut contaminer tout l’environnement. Il est alors primordial de pouvoir estimer le degré de toxicité pour pouvoir agir et proposé des actions préventives. Malheureusement les pouvoirs public se trouvent face à un dilemme : le fait qu’ils existent une multitude de méthodes pour estimer l’importance des sensibilités des espèces aquatiques, ce qui rend leurs protections et celle de l’environnement un peu difficile. Car chacune des méthodes comportent des limites

  • - Problème des faibles doses et des possibles effets cocktail —> difficulté de mener des recherches sur les effets environnementaux et sanitaires.
    - Connaissances insuffisantes sur les transferts à l’homme via les plantes alimentaires ou les animaux en contact avec les épandages contaminés.

    ==> Problème de caractérisation du risque (manque de connaissance la nocivité des molécules, sur la relation dose-réponse, sur les expositions), entrainant donc un problème de gestion du risque.

    Par ailleurs, temps longs entre expositions et développement de troubles, incompatibles avec le temps des décideurs

    Enfin, se pose également, pour les pouvoir publics, la question du coût des investissements technologiques à réaliser pour améliorer le traitements des eaux résiduaires

  • La source de medicaments et de produits pharmaceutiques est diverse ; soit de produits de beaute, des antibiotiques, des steroides, des medicaments veterinaires, des residus venant des boites pharmaceutiques et des hopitaux, ce qui fait la gestion est plus difficile. Les stations d’epurations actuelles ne sont pas equipees par des moyens pour eliminer ces produits. Certains produits sont toxiques et bioaccumulatifs. Un facteur majeur ici est le comportement individuel pour chacun, pour le depot de ces moleucles dans un point pharmaceutique. Ces points ne sont pas presents a proximite.

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