La diffusion des médicaments dans l’environnement pose des problèmes considérables !

Les médicaments sont par définition des substances actives. Ils sont conçus pour s’accumuler dans certains types de cellules et modifier leur fonctionnement, se fixer sur des récepteurs, inhiber ou stimuler la production de protéines, pour ne prendre que quelques exemples.

Compte tenu de l’énorme diversité de principes actifs, il est plus que probable que des interactions complexes peuvent intervenir dans le milieu, rendant l’approche de l’évaluation des effets très difficile.

Par essence, les médicaments sont administrés pour soigner. Il semble difficile aujourd’hui (mais peut-on l’éviter) de réglementer leur mise sur le marché en fonction du devenir environnemental. C’est plus le comportement individuel qui pourrait apporter des améliorations.

Essayez de fournir quelques unes des raisons qui font que le sujet est considéré, sur le plan environnemental, comme très préoccupant.

31 Messages de forum

  • Les raisons sont les suivantes : 1-La principale source d’emission est une source diffuse,l’excretion ; qui est une ouverture pour la contamination direct des eaux et des sols(direct ou indirect) donc une plus grande exposition 2-l’utilisation des boues d’epuraton en agriculture 3-la persistance des IPAs dans les eaux après traitement par les STEPs, ce qui veut dire une plus grande exposition qui va exiger des coûts elvés pour le traitement(technologies sophistiquées) 4-la surconsommation des medicaments due à l’ampleur de la chimiotherapie et à l’elevage de type industriel : augmentation des rejets par l’excreton, possibilite d’antibioresistance et des effets de modulation endocrinien voire des cas de biotranformation des IPAs 5-Insuffisance de reglementation et de l’evaluation des impacts ecologiques surtout à faible dose( cas frequent), meconnaissances des effets chroniques 6-Des situations plus critiques dans les Pays en voie de Developpement avec : manque ou STEPs rudimentaiires, automedication...7-L’interêt des subtances medicamenteuses posera un serieux problème de gestion optimale.

  • Les médicaments contiennent des ingrédients pharmaceutiques actifs qui se retrouvent dans l’environnement principalement à travers l’excrétion, aussi à travers les élevages et les animaux domestiques et les effluents industriels. Des effets complexes résultent dans le milieu aquatique et dans le sol (boues et sédiments) ce qui représente un rique environnemental pour les espèces aquatiques, terrestres et pour l’homme. Ces IPAs peuvent s’accumuler dans les cellules et altérer leur fonctionnement, se fixer sur des récepteurs, inhiber ou stimuler la production de protéines,... La diversité des ingrédients pharmaceutiques actifs peut résulter en de différents réactions complexes dans le milieu, ce qui rend l’évaluation des effets très difficile. La réglementation de la mise sur le marché des médicaments en fonction du devenir environnemental est assez difficile, car ces substances sont utilisées pour soigner et contribuer à la santé humaine. Mais c’est le comportement individuel face à la manipulation des médicaments, qui peut changer pour diminuer les effets environnementaux.

  • Des traces des substances médicamenteuses appartement à une quarantaine de classes thérapeutiques ont été détectées dans les eaux superficielles à la sortie des stations d’épuration (STEP). Par ailleurs, les STEP peuvent transformer certaines substances et leur redonner une forme biologiquement active. Ces substances peuvent être transférées à l’homme après épandage dans les sols via les plantes alimentaires et:ou animaux d’élevage. Certaines substances médicamenteuses ont un impact sur la flore et la faune, notamment en matière d’antibioresistance ou de modulation endocrinienne qui peuvent survenir à doses faibles. En fin, si on connait bien la nocivité intrinsèque pour l’homme des substances médicamenteuses à dose thérapeutiques, les effets de faibles doses sur des périodes longues en mélange avec d’autres substances médicamenteuses ou non, sont mal connus.

  • La diffusion des médicaments dans l’environnement est un problème préoccupant pour plusieurs raisons : > les IPAs des médicaments (utilisés et non utilisés) sont susceptibles de se retrouver dans l’environnement (sol, les êtres vivants aquatiques et en retour l’homme par des phénomènes de bioaccumulation et bioamplification). > Leur concentration présente des risques économiques et environnementaux : par exemple, certains stocks peuvent se retrouver au bord des rivières (cas de l’Albanie) et des effets sanitaires sont incontestables. > Leur conservation et/ou élimination reste très difficile pour plusieurs raisons : difficultés de collecte au et d’acheminement en cas d’incinération etc... > Certains produits médicamenteux sont susceptibles de polluer l’atmosphère, quoique les rejets atmosphériques de médicaments concernent un nombre limité de molécules, et essentiellement des anesthésiques volatils de type fluothane qui sont concernés en milieu hospitalier. Par contre d’autres produits tels les hydrofluoroalcanes sont connus comme susceptibles de s’oxyder dans l’atmosphère pour donner l’acide trifluoroacétique qui est un produit fortement persistant, toxique et susceptible d’intervenir dans les mécanismes de l’effet de serre, même si cette source est relativement faible et mineure. >Les données relatives à la transformation des molécules médicamenteuses dans l’environnement sont très peu nombreuses.

  • -  Un constat et/ou une possible croissance de la bio-résistance de certaines bactéries due à présence de certains médicaments ou de leur métabolites dans l’environnement ce qui pourraient impacter la santé humaine ou celle des animaux en rendant les principes actifs des médicaments peu ou pas du tout actifs.
    -  La présence de certains médicaments tel les anticancéreux (très peu biodégradables) pouvant induire des effets mutagènes, cancérogène ou repro-toxique pour l’homme ou les animaux. Cette situation pourrait être beaucoup plus critique pour les pays en développement ou les mesures idoines de gestion des médicaments surtout d’origine hospitalier est inefficience
    -  Une concentration de médicaments dans l’environnement peut rendre difficile la potabilisation de l’eau destinée à la consommation humaine ou même réduire la masse d’eau potabilisable ; à terme on peut sur le plan économique se retrouver avec des coûts énormes de retraitement des eaux, sur le plan sanitaire on peut faire face à des transfert de bio-résistance et à l’apparition de pathologies liées à la consommation d’eau impropre, sur le plan social on peut assister à plus long terme à des batailles pour la conquête de la ressource en eau potable ou potabilisable.
    -  Il y’a aussi la possibilité de contamination de la chaine alimentaire (poisson, végétaux, animaux et crustacés) et partant un transfert de pathologies depuis cette chaine alimentaire à l’homme
    -  Nous pouvons aussi penser à une diminution de la qualité des sols via une modification de la constitution bactérienne ou physico-chimique des sols ; partant une diminution des productions agricoles peut être à craindre et à terme une fragilisation de la sécurité alimentaire.

  • Pour mieux argumenter notre analyse nous allons prendre l’exemple du paracétamol qui est le médicament le plus prescrit en France. Les trois médicaments les plus prescrits sont tous à base de paracétamol et totalisent plus de 260 millions de doses. Il a l’avantage d’avoir peu de contre-indications, de pouvoir être prescrit à tout âge et d’être dénué d’effets indésirables sérieux lorsqu’il est utilisé à la posologie recommandée. Cependant d’après une étude, le paracétamol pourrait se transformer en produit toxique, lorsque les usines de traitement des eaux usées utilisent le procédé de javellisation. Le paracétamol se transformerait, sous l’action de l’ion hypochlorite , en N-acétyl-p-benzoquinone imine et en 1,4-benzoquinone. La première molécule est toxique pour le foie tandis que la seconde est suspectée d’être génotoxique et mutagène. Des études supplémentaires doivent être effectuées pour savoir quelle est la concentration de ces substances à la sortie des eaux usées et pour connaître la persistance de ces produits dans l’environnement.

  • Les voies de transmission de des IPA dans l’environnement sont classiques : Les gens consomment les médicaments et c’est par diffusion des eaux usées contenant les excrétions humaines et animales que ces ingrédients arrivent dans les milieux aquatiques. Cependant ces médicaments apportent une contribution majeure à l’amélioration de la santé des populations humaines et à l’accroissement de l’espérance de la vie, ainsi qu’à la qualité des soins. Selon les substances médicamenteuses et les différentes catégories d’eau, les concentrations retrouvées varient du nanogramme par litre jusqu’à plusieurs centaines de microgramme par litre

  • Les produits pharmaceutiques sont conçus pour soigner et contribuer à la santé humaine. Cependant, les ingrédients pharmaceutiques actifs (IPA), c’est à dire les molécules d’origines ou leurs métabolites, peuvent diffuser dans l’environnement, où ils se retrouvent dans des concentrations faibles mais détectables . Les effets sur les espèces aquatiques sont mal connus et jusqu’à présent, les tests conventionnels utilisés dans les évaluations ne portent que sur des effets aigus, mesurés donc à court terme.Les effets de faibles doses sur des longues périodes en mélange avec d’autres substances médicamenteuses ou non sont mal connus et particulièrement difficile à étudier. Des facteurs correctifs sont appliqués sur les données de toxicité aiguë pour extrapoler les impacts chroniques de certaines substances. Les données de tests menés sur le long terme semblent indiquer que cette approche (d’extrapolation) n’est pas toujours valable et que la prédiction des effets chroniques pour certains IPAs nécessite des approches plus mécanistiques, de pharmacologie comparative par exemple.On sait que certaines substances médicamenteuses peuvent avoir un impact significatif sur la flore et la faune notamment en matière de bio résistances ou de modulation endocrinienne. ils peuvent survenir à faible doses. L’éventualité des risques sanitaires pour l’homme dut à l’exposition des populations aux résidus des substances médicamenteuses n’est pas encore suffisamment documenté et leur présence dans les eaux superficielles et souterraine voire l’eau du robinet peut inquiéter.

  • 1- Des IPAs ont été détectés dans l’eau potable (8,9). Bien que, les concentrations mesurées restent faibles, il n’en demeure pas moins qu’il existe un risque sanitaire pour l’homme (10), même si ce risque est limité. 2- D’un autre côté, les effets sur les espèces aquatiques sont mal connus. Il convient alors d’être prudent. 3- Les habitudes d’épandage dans bien de régions du monde, font accroitre le risque. 4- Les ressources halieutiques pourront être impropres à la consommation 5- Certains IPA pourraient résister à la dégradation et se fixer sur les boues et sédiments. Dès lors, un risque environnemental terrestre sera également estimé

  • Les cours d’eau ont subi de nombreuses modifications morphologiques liées aux activités humaines. Cette détérioration a des conséquences importantes sur les milieux aquatiques car elle déstabilise le fonctionnement naturel. De nombreux polluants, issus de l’activité humaine, mais aussi sanitaire, sont rejetés dans le milieu naturel. Les organismes présents, dans le milieu aquatique, sont les premiers à subir les conséquences. Les effluents industriels ou ceux des élevages agricoles peuvent également être des sources d’IPAs. Il est généralement admis que l’essentiel de la quantité de substances actives qui passe dans l’environnement provient directement des patients (la partie excrétée des médicaments). Ces polluants peuvent rentrer dans l’environnement par les eaux usées pour ce qui concerne le milieu aquatique. Les ingrédients pharmaceutiques actifs (IPA), c’est à dire les molécules d’origines ou leurs métabolites, peuvent diffuser dans l’environnement, où ils se retrouvent dans des concentrations faibles mais détectables (1-5). C’est l’excrétion qui est la principale source d’émission, puis la diffusion a lieu via les eaux usées vers des stations d’épuration (STEP) ou des fosses septiques. La contamination des sols est également envisageable en cas d’épandage de boues d’épurations (valorisation agricole). Les produits traités ici seront dénommés ingrédients pharmaceutiques actifs ou IPA et correspondent aux molécules actives ou à leurs métabolites. Les élevages ou les animaux domestiques et les effluents industriels peuvent aussi contribuer aux émissions d’IPAs vers l’environnement.

  • La diffusion de médicaments dans l’environnement pose de sérieux problèmes car :

    - on mesure des résidus de médicaments dans tous les milieux : eaux (de surface, souterraines, du robinet), sols et sous sols, air, aliments. On constate donc que ces substances ne sont pas complètement biodégradables, qu’elles peuvent être bioaccumulées. Les systèmes d’élimination des médicaments sont à perfectionner (sources diffuses), et les sources ponctuelles devraient faire davantage d’efforts (industries).

    - ces résidus médicamenteux peuvent avoir des conséquences sur l’environnement, que l’on sait mal évaluer (problème des risques chroniques pour les faibles doses et de l’effet cocktail) : apparition d’antibiorésistances, perturbation des écosystèmes, reprotoxicité, génotoxicité, perturbation endocrinienne, altération des comportements de la faune…

    - ces résidus médicamenteux pourraient également avoir des conséquences sur la santé humaine, car les traitements qui existent (pour les step, pour rendre l’eau potable, circuit des médicaments non utilisés…) ne sont pas complètement efficaces pour les éliminer. Mais ces risques directs sont encore largement inconnus à l’heure actuelle. Un risque indirect certain pourrait être l’apparition de résistances chez certains microbes, rendant difficile les soins curatifs.

  • les raisons qui font que les rejets des IPA dans l’environnement soient préoccupants peuvent être les suivantes :
    - ces rejets contribuent à la contamination des eaux superficielles et souterraines, des eaux résiduaires,des boues des stations d’épuration utilisées en épandage agricole et des sols. on assiste ainsi à une large contamination de toutes les catégories d’eau.

    - on retrouve les concentrations de ces substances qui varient dans une gamme allant du nanogramme par litre dans les eaux superficielles douces ou marines, les eaux souterraines et les eaux destinées à la consommation humaine, jusqu’au microgramme, voire à plusieurs centaines de microgrammes par litre dans les effluents et les eaux résiduaires, avec des variations spatio-temporelles dépendant des activités humaines.

    la contamination de ces eaux pose d’énormes problèmes parceque celles-ci sont utilisées aussi bien pour les activités agricoles que pour la consommation humaine.

    la connaissance de l’impact de ces IPA est nécessaire pour la protection de l’environnement en particulier le bon état des milieux aquatiques et des ressources en eau, mais aussi la santé publique. Un autre enjeu est celui de l’amélioration, mais aussi du coût des technologies de traitement des eaux résiduaires industrielles ou urbaines et des eaux destinées à la consommation humaine.

  • Les principaux points de préoccupation apparaissent successivement dans l’exposé :
    - la multiplicité des sources, ponctuelles (industries pharmaceutiques, élevages industriels, établissements de soins) et diffuses (excrétion par les patients après traitement, rejetés en mileu naturel via les STEP), ces dernières, majoritaires, étant encore plus difficilement controlables,
    - le grand nombre d’IPA, aux modes d’action différents et susceptibles d’interagir entre eux et avec d’autres polluants (avec effet synergique, additif ou antagoniste possible), ce qui rend encore plus complexe l’étude des mécanismes de toxicité,
    - les difficultés à accéder aux concentrations environnementales prédites par relevés ou modélisation, en fonction des points de rejets et de la cinétique propre à chaque IPA en milieu naturel,
    - la méconnaissance des effets toxiques aux doses présentes dans l’environnement, très faibles et entrainant une exposition sur le long terme (difficultés d’extrapolation à partir des résultats de toxicité aigüe)

  • Les raisons qui font que le sujet est considéré comme très préoccupant sont de plusieurs ordres :

    Tout d’abord, on est face à une pollution extrêmement diffuse, peu canalisable et peu contrôlable, comme peuvent l’être la plupart des pollutions agricoles. Ce qui signifie que ces polluants peuvent s’introduire dans tous les milieux et dans tous les écosystèmes à plus ou moins long terme. Le risque sera donc diffus et les possibilités d’exposition multiples : l’environnement aquatique (eau, poissons, algues, sédiments) est le premier touché car réceptacle principal de nos eaux usées mais le sol peut être impacté aussi via l’épandage et les IPAs s’insinuer encore plus facilement dans nos chaînes alimentaires.

    Les molécules sont très nombreuses, très variées dans leurs actions et il en sort régulièrement de nouvelles. Ces nouvelles molécules sont encore moins connues que les précédentes et souvent, les techniques pour pouvoir les doser n’existent pas encore. La population augmentant, leur consommation augmente aussi.

    Les traitements des eaux usées ne les éliminent pas toujours car les STEP n’ont pas été conçues avec cet objectif : les STEP équipés de traitement par charbon actif limitent la diffusion mais ce n’est pas le cas de toutes.

    Ces substances sont biologiquement actives et si les effets sur les organes cibles sont relativement maîtrisés, les effets sur les organismes non cibles ne sont pas connus. D’autant plus que ces molécules peuvent se transformer durant leurs « voyages » dans les milieux naturels, en acquérant des caractéristiques et donc des effets différents.

    La connaissance des effets sur les organismes naturels comme sur les organismes humains est faible et le temps de mettre en place de nouvelles études sera long.

    Les quantité retrouvées sont faibles mais leur variétés sont très importantes d’où des possibilités de « co-activité » de ces molécules en mélange pouvant provoquer des effets parfois bien plus néfastes que les mêmes molécules prises individuellement

    Les effets supposés sont des effets à long terme, liés à des expositions chroniques à de très faibles quantités : conditions qui rendent difficiles les évaluation scientifiques des effets, qui sont donc extrapolés de manières très grossières à partir de données d’effets chroniques. Or, leurs complexités d’action, de transformation et de transfert laissent penser que ces extrapolations sont généralement erronées.

    Les effets sont aussi des effets ayant une influence grave sur les écosystèmes et les survies des espèces car ils créent souvent des problèmes de reproduction.

  • La contamination de l’environnement par les médicaments humains ou vétérinaires est inquiétante pour plusieurs raisons. Tout d’abord, elle provient de différentes sources ; soit de sources ponctuelles comme les industries pharmaceutiques, les centres de soins, les élevages, soit de sources plus diffuses comme le rejet dans les urines ou les fèces humains ou animale. En fait les contaminations apparaissent tout au long du cycle de vie des médicaments. On retrouve ensuite des substances médicamenteuses dans de nombreux compartiments de l’environnement, les eaux superficielles, les eaux souterraines, les eaux résiduelles, mais aussi dans les boues de STEPs qui sont utilisées pour les épandages agricoles. Leur présence dans les eaux de boisson à également été décrite. Dans l’environnement, la concentration retrouvée de ces substances varie du ng à la centaine de µg par litre. Pour de nombreuses molécules, on ne connaît pas leur devenir dans l’environnement c’est-à-dire comment elles sont métabolisées chez l’homme ou l’animale et quelle est leur biodégradabilité dans l’environnement. Pour déterminer les effets de cette contamination on se base essentiellement sur des données de toxicité aigue sur les espèces aquatiques. Mais même si la concentration est faible, l’exposition environnementale est chronique. L’effet chronique est particulièrement préoccupant pour des substances comme les hormones ou les antibiotiques dont les effets liés aux très faibles doses sont très mal connus. D’où l’intérêt de développer des outils basés sur les mécanismes d’action des substances. La contamination de l’eau pose le problème de la persistance et de la bioaccumulation pouvant entrainer la perturbation des écosystèmes et atteindre l’homme via la boisson et l’alimentation. Les préoccupations sur la diffusion des médicaments dans l’environnement sont liées à la difficulté de mesurer les quantités émises et à mesurer les effets chroniques non seulement sur les populations aquatiques, mais aussi chez l’homme.

  • Les déchets d’origine pharmaceutique, d’élevages et d’agriculture, des industries sont chargées en traces médicamenteux dans l’environnement (antibiotiques, anticancéreux, antidépresseurs, hormones etc). Les impacts environnementaux sont considérables :

    1- L’accès à l’eau potable étant limité dans le monde, la contamination des ressources , en particulier les ressources en eau, serait une catastrophe naturelle pour tout être vivant. En effet, une fois déchargées dans les eaux, les molécules polluantes retournent dans les eaux de surface et les eaux souterraines et finissent dans les réseaux d’eaux potable pouvant conduire à des épidémies massives et aigüe

    2- A une certaine dose ou en se mélangeant entre eux, ces traces médicamenteux pourront subir des modifications chimiques, être stocker dans les sédiments, s’accumuler dans un organisme par bioaccumulation ou encore se volatiliser dans l’atmosphère. Il devient alors difficile de mesurer les risques et impacts pouvant de ces polluants.

    3-Finalement, il y a aussi les risques liés aux perturbateurs endocriniens. Ces derniers altérant le fonctionnement du système endocrinien peuvent avoir des effets néfastes sur des populations entières ou sur un individu (et leur descendant).

  • La diffusion des médicaments dans l’environnement pose d’énormes problèmes car les médicaments que nous prenons ou que nous utilisons au quotidien ne sont pas entièrement dégradés, c’est ainsi qu’ils se retrouvent dans les stations de traitement des effluents et après un traitement parfois inadéquat se retrouvent dans les eaux ou dans la nature , rendant ainsi la concentration de ces résidus élevé dans la nature ou dans nos plats. Le pire est pour demain,quand nous prônons une gestion durable des ressources qui nous entourent pour notre propre bien et le bénéfice des générations futures.

  • La raison pour laquelle les substances médicamenteuses présentent un intérêt dans le contexte environnemental est qu’elles sont isolées ou synthétisées pour induire un effet biologique favorable à la santé dans l’organisme animal ou humain. Elles présentent toutefois le même comportement physico-chimique leur conférant des propriétés de franchissement des membranes, de bioaccumulation et finalement pouvant induire des effets biologiques sur des cibles qui n’étaient pas prévues au sein des écosystèmes aquatiques et terrestres. Après avoir cheminé et provoqué leurs effets sur l’Homme ou l’animal, les substances médicamenteuses sont éliminées des organismes en étant plus ou moins transformées. Déversées dans l’environnement, elles peuvent provoquer des effets indésirables, sans que n’en soient encore suffisamment évaluées les conséquences. Tous les modes de contamination sont possibles et tous les milieux sont sujets aux contaminations : air (directement avec les rejets atmosphériques ou par incinération des médicaments non utilisés), sols (par les aliments, par les déjections des animaux traités par des médicaments vétérinaires mais aussi par l’épandage sur les champs des boues des stations d’épuration ou des fumiers et purins produits dans les étables. Selon la nature hydrophile ou hydrophobe des substances éliminées par les animaux mais aussi de la nature calcaire ou sableuse des sols, les pluies peuvent en entraîner et en disperser une partie vers les eaux souterraines ou les eaux de surface), eaux (eaux résiduaires, eaux de surface, eaux marines, eaux souterraines, eaux de boisson, sédiments), aliments (bioaccumulation dans la viande, le lait, l’œuf, les produits dérivés, utilisation pour les productions végétales de sols contaminés par les déjections d’animaux ou par les médicaments et leurs métabolites encore présents dans les boues des stations d’épuration). Certains médicaments sont présents dans l’environnement à des concentrations parfois identiques à celles de certains de ces polluants jugés plus classiques. Il est donc devenu très important de se préoccuper des rejets de résidus de médicaments dans la nature, d’en évaluer les impacts et les risques, d’autant plus qu’en raison de leur émission continue, ils doivent être considérés comme des produits « pseudo-persistants ».

  • Essayez de fournir quelques unes des raisons qui font que le sujet est considéré, sur le plan environnemental, comme très préoccupant. L’industrie du médicament représente plus de 150 milliards d’euros dans le monde. Les médicaments sont composés d’un principe actif sur lequel repose l’activité thérapeutique et d’un excipient considéré comme inerte. Ce principe actif, dépendant des conditions d’utilisation du médicament peut dans certains cas être considéré comme une arme à double tranchant. Ceci est particulièrement vrai quand la mauvaise gestion d’un grand nombre de classes thérapeutiques tend à constituer une menace pour les écosystèmes tant aquatiques que terrestres. C’est une situation préoccupante pour les raisons suivantes : 1- Il s s’agit d’un grand nombre de familles chimiques et thérapeutiques à propriétés physico-chimiques et mécanismes d’action différents et pouvant avoir des comportements différents suivant les milieux ou les cibles. La nature hydrophile de certains composés peut induire des transferts de molécules actives des sols vers les eaux de surface ou vers les eaux souterraines par phénomène d’entraînement. Quant aux molécules lipophiles, elles peuvent être soumises à des phénomènes de bioconcentration. Cette grande hétérogénéité rend difficile la prédiction des effets sur les écosystèmes et l’orientation de la recherche. 2- Les établissements de fabrication, quoique classés pour la protection de l’environnement, soumis au contrôle et à l’autorisation et certifiés suivant les normes ISO 9000 et ISO 14001 ne semblent pas avoir un contrôle systématique et spécifique d’éventuels rejets médicamenteux dans l’environnement. 3- La gestion des rejets liés aux utilisations en médecine humaine et vétérinaire ne semble pas être bien maîtrisée pour diminuer les impacts environnementaux. Les patients sont considérés comme la principale source de rejets (la partie excrétée des médicaments). Cette source est difficile à gérer d’autant plus que la tendance est de limiter de plus en plus les séjours hospitaliers augmentant le risque de diffusion des médicaments et de leurs métabolites par la prise ambulatoire. En médicine vétérinaire, nombreux médicaments destinés à l’homme par ordonnance sont aussi utilisés pour les animaux domestiques : Daughton et Ternes (1999) donnent notamment l’exemple des tranquillisants et antidépresseurs aux Etats-Unis. Le risque est plus important, quand on considère l’aquaculture qui a vu sa production industrielle multiplié par un facteur quatre en 20 ans (Naylor et Burke 2005). Dans ce type d’aquaculture, des antibiotiques d’usage humain comme les quilonones et les tétracyclines sont très utilisés. Ils sont dispersées directement dans les eaux avec des risques de se retrouver dans des stations d’épuration, les sediments et même l’eau potable provenant de ces stations.

    4- Ce problème est d’autant plus préoccupant que plusieurs exemples de contamination de l’environnement dus à une grande quantité de médicaments non utilisés et à la partie excrétée ont été rapportés.

    4.1- Traces de substances médicamenteuses appartenant à plusieurs classes thérapeutiques détectées dans les eaux superficielles à la sortie des stations d’épuration en France et sur tous les continents. Taux de destruction ou de rétention dans les boues des eaux résiduaires des stations d’assainissement était très variable selon les classes thérapeutiques et, dans une même classe, selon les substances (de 30 à plus de 90 %). Certaines substances peuvent être transformées dans les stations d’épuration et reprendre une forme biologiquement active. Possibilité de transfert à l’homme via les plantes alimentaires et/ou les animaux d’élevage de toutes les substances présentes dans les boues d’épuration après épandage sur les sols Des IPAs ont aussi été retrouvés dans l’eau potable. Les hormones et composés apparentés retrouvées dans les effluents stations d’épuration avec comme consequence la possibilité d’affecter la reproduction et le développement de différentes espèces aquatiques, d’oiseaux, d’amphibiens et de reptiles. L’éthinylestradiol, composant des contraceptifs oraux ou par patch, s’est avéré être un puissant féminisant et un réducteur de la fertilisation des oeufs pour différentes espèces de poissons (Parrott, 2004).

    4.2- Contamination de l’athmosphère par l’eucalyptol et les hydrofluoroalcanes qui sont connus pour s’oxyder dans l’atmosphère pour donner l’acide trifluoroacétique qui est un produit fortement persistant, toxique et susceptible d’intervenir dans les mécanismes de l’effet de serre, même si cette source est relativement faible (Jordan et Frank, 1999). 5- La non maîtrise du système de recyclage des médicaments comme c’est le cas avec Cyclamed. Après le tsunami de 2005 en Indonésie des tonnes de médicaments périmés, voire dangereux ont coûté, aux pays récipiendaires, une fortune pour leur destruction.

    6- D‘autres préoccupations représentent les risques pour les écosystèmes et l’homme : l’exemple des antibiotiques Les antibiotiques peuvent se retrouver dans les écosystemes aquatiques et terrestres avec comme conséquence de favoriser des phénomèmes d’antibiorésistance, d’influencer les biomasses bactériennes de l’environnement. Par exemple, des bactéries pathogènes pour le poisson comme les Aeromonas peuvent transmettre et partager des déterminants de résistance aux antibiotiques avec des Escherichia coli isolés chez l’homme (Rhodes et al., 2000a et b ; Sorum, 2000 ; L’Abée-Lund et Sorum, 2001 ; Sorum et L’Abée-Lund, 2002 ; Sorum, 2006).

    7- Autres types de préoccupation : Déficience de la règlementation et des difficultés pour la recherche Ex. : La réglementation, sur le plan européen, est jugée à l’heure actuelle comme étant insuffisante car elle n’envisage pas toutes les conséquences écologiques, notamment à long terme, des rejets de résidus de ces substances médicamenteuses et de leurs dérivés métabolites ou autres.

    Sur le plan de la recherche, il est constaté que de nombreuses substances médicamenteuses et la plupart des métabolites ne sont pas encore disponibles dans les bibliothèques de spectrométrie de masse orientées vers les problèmes d’environnement. De plus, il n’existe pas de bibliothèque pour la LC-MS/MS. Il existe aussi des difficultés de l’évaluation qualitative et quantitative des risques relatives aux substances, notamment en ce qui concerne la nocivité intrinsèque, la connaissance des relations dose-effet et l’estimation des expositions (connaissance des metabolites et leur impact sur l’environnement), s’agissant aussi bien des populations humaines que des écosystèmes.

    D’un autre côté, dans le cadre des tests sur les espèces aquatiques, ces dernières sont mal connues et les tests conventionnels utilisés dans les évaluations ne portent que sur des effets aigus, mesurés donc à court terme. Des facteurs correctifs sont appliqués sur les données de toxicité aiguë pour extrapoler les impacts chroniques de certaines substances. Les données de tests menés sur le long terme semblent indiquer que cette approche (d’extrapolation) n’est pas toujours valable et que la prédiction des effets chroniques pour certains IPAs nécessite des approches plus mécanistiques, de pharmacologie comparative par exemple.

    Conclusion En dépit du fait que l’éventualité de risques sanitaires pour l’homme, dus à l’exposition des populations aux résidus de substances médicamenteuses, n’est pas encore suffisamment documentée mais la présence de ces résidus dans les eaux superficielles et souterraines voire dans l’eau du robinet, reste préoccupante. On sait aussi que certaines substances médicamenteuses peuvent avoir un impact significatif sur la flore et la faune, notamment en matière d’antibiorésistance ou de modulation endocrinienne qui peuvent survenir à doses faibles. Cependant de tels impacts écologiques, à faibles concentrations et surtout en association ont été insuffisamment évalués à ce jour.

  • La présence de médicaments dans l’environnement est très préoccupant, car ce sont des principes actifs qui sont fait pour soigner en agissant sur le plan moléculaire (exemple sur la synthèse protéique)et la présence de médicaments dans les différents compartiments de l’environnement résulte d’un ensemble de caractéristiques propres à chaque substance : quantité fabriquée, métabolisation chez l’homme et l’animal, propriétés physico-chimiques et biodégradabilité de la substance et de ses métabolites dans l’eau, les sols et les chaînes alimentaires. Ainsi que l’interaction qui résulte entre les différentes molécules qui se trouvent dans l’environnement, ce qui rend difficile l’évaluation.

  • Le problème de la diffusion des produits pharmaceutique sur l’environnement pose de graves problèmes environnementaux liés au fait qu’un risque d’exposition à long terme ait des effets néfastes sur les écosystèmes aquatiques et terrestres et même sur la santé humaine. En effet, lorsque les produits pharmaceutiques, de soins personnels et vétérinaires sont rejetés dans les eaux usées et les eaux de surface, ils sont susceptibles de contaminer l’environnement aquatique et engendrent des changements hormonaux et des malformations sur les espèces aquatiques et participent à la dégradation des écosystèmes marins. Et selon les niveaux d’exposition à ces produits, les effets peuvent varier et le seuil étant l’arrêt de la reproduction. Autre problème, ces produits peuvent contaminer les eaux souterraines et poser ainsi un grave problème de santé publique avec la pollution des nappes d’eau. Les antibiotiques qui se retrouvent dans l’eau aident à la résistance des bactéries des espèces et certains produits hygiéniques contribuent à l’affaiblissement des systèmes de défense et du système immunitaire des poissons. Certains tests menés en laboratoire sur certaines espèces aquatiques comme les invertébrés (mollusques, arthropodes) avec des médicaments courants seuls ou en mélange montrent que les effets létaux aigus sont peu susceptibles de se produire dans l’environnement mais que des effets chroniques c’est-à-dire à long termes sont possibles. En effet, certaines espèces bioaccumulent des antibiotiques qui s’acculent de façon importante sur les tissus. Exemples : moules, plantes aquatiques Exemple : Il a été démontré chez la carpe qu’un fibrate, le gemfibrozil, se bioconcentre dans le sang dans une proportion de 400 fois les concentrations trouvées dans l’environnement et réduit le niveau de testostérone de 50 %.

  • La présence de résidus médicamenteux ou de leurs métabolites a été clairement et mondialement établie, notamment dans les eaux de surface et souterraines, dans les eaux résiduaires, les boues des stations d’épuration utilisées en épandage agricole et dans les sols.

    Il existe deux types de sources : diffuse , consécutive au rejet des produits médicamenteux via les urines et excréments de humains (et des animaux) qui ont absorbé les médicaments ; sources ponctuelles consécutives aux rejets des établissements de soins, de l’industrie du médicament, des élevages, des épandages de boues de stations d’épuration. La première est majoritaire.

    Une quarantaine de classes de substances médicamenteuses ont été retrouvées dans les eaux superficielles à la sortie des stations d’épuration..elles peuvent toutes être transférables à l’homme après contamination des aliments (via les épandages de boues de stations d’épuration) ; leur persistance dans les boues est très variable et leur activité biologique aussi (elles peuvent être réactivées après transfert par une station).

    Leur biodégradabilité , la quantité émise, la métabolisation humaine conditionnent ce qu’on retrouve dans les milieux. Les médicaments sont peu éliminés par les stations d’épuration et ont tendance à s’accumuler dans les milieux. Par exemple : les anticancéreux, très peu éliminés par les stations, très persistants dans l’environnement car très peu biodégradables. De nombreux antibiotiques sont également détectés dans les eaux de surface…

    Les risques sont liés à l’exposition à de multiples substances qui peuvent avoir des effets potentialisants , en synergie , etc…La multiplicité des molécules et leur action finale sur le milieu et sur la santé est largement inconnue, et très difficile à évaluer. En tout état de cause, il s’agit de principes actifs, formulés pour avoir un effet cellulaire, donc ils ne sont pas anodins sur les êtres vivants de notre environnement, ni probablement sur nous-mêmes une fois consommés via l’eau potable ou par la chaîne alimentaire.

    La problématique est également que les effets peuvent survenir à de faibles doses (ex on connaît des phénomènes d’antibiorésistance et de modulation endocrinienne à de faibles doses) mais sont pour beaucoup largement inconnus et difficiles à étudier à faibles doses ; on connaît des effets aïgues mais pas chroniques (on essaie de les extrapoler à partir des premiers, mais l’approche a ses limites et ne s’applique pas à tous : par exemple les oestradiols).

    L’évaluation des risques est insuffisante, la réglementation également (l’industrie chimique fine qui fabrique les médicaments est soumise à l’IPPC = Integrated Pollution Prevention Control, norme très complète , mais les contrôles sont rares).

    L’Académie de médecine préconise un certain nombre de mesures : amélioration des connaissances des effets des médicaments sur les êtres vivants et du cycle de vie complet des substances dans l’environnement… ; limitation de l’utilisation des substances/optimisation aussi bien pendant la fabrication qu’à l’usage , que pour la collecte et la destruction des médicaments (amélioration des techniques, certifications environnementales, etc…) ; évaluation des risques liés aux rejets et enfin développement d’actions de formation et d’éducation.

    La solution n’est en effet pas triviale, il est difficile de limiter la consommation de médicaments, qui est du domaine privé, individuel et lié à l’état de santé de chacun. Une politique cependant transversale comme préconisée par l’Académie de médecine incluant une promotion de la santé (cf référence aux nombreuses campagnes de l’INPES) pour finalement moins faire appel aux médicaments , et également une incitation à ne pas prescrire systématiquement des médicaments très actifs pourrait faire partie de la solution.

    Malgré tout, c’est aussi un problème lié à notre culture, où en terme de santé l’approche curative prévaut sur l’approche préventive. Enfin le lobby de la chimie est très présent en terme de santé . Il serait intéressant de comparer la présence de résidus médicamenteux dans les milieux avec d’autres types de médications, par exemple la médecine traditionnelle chinoise, l’homéopathie, etc…

  • Au plan environnemental, le sujet est considéré comme très préoccupant puisque le constat est réel que des résidus des médicaments qualifiés d’Ingrédient Pharmaceutique Actif (IPA) ont été retrouvées dans l’environnement notamment dans les milieux tels les eaux superficielles, souterraines et les sols et pourraient être présents dans les eaux de robinets. Cependant, la connaissance scientifique est peu avancée concernant l’évaluation des risques sur la santé humaine et sur les écosystèmes pour les expositions à ces résidus. Il existe des incertitudes dans l’évaluation des exposions à des substances résiduelles. Il pose également le problème de coût de la technologie nécessaire pour le traitement des eaux résiduelles industrielles et urbaines destinées à la consommation humaine. En somme les risques sanitaires dus à l’exposition de l’homme aux résidus des substances médicamenteuses ont été très peu étudiés et cela est en partie dû à l’absence de méthode efficace pour l’étude des effets surtout chronique.

  • la pollution par les ingrédients pharmaceutiques actifs est très préoccupante , parce qu’elle provient des médicaments qui à la base sont indispensable pour les soins.cette pollution est involontaire et les polluants se retrouvent naturellement dans les excrétas des patients sous traitement, rendant le suivi de leur évolution difficile. les IPAs ont un caractère diffus et soluble, ce qui rend l’appréciation de la pollution difficile

  • Le sujet est considéré sur le plan environnemental comme préoccupant pour le fait que : D’abord, tout médicament est un produit chimique qui contient des substances pouvant être toxiques pour l’environnement selon son utilisation, le conditionnement, le transport ou son stockage. Les toxines libérées se retrouvent dans les grands milieux à savoir : l’air, les sols et surtout l’eau constituent pour les organismes vivants un problème majeur de survie. Ainsi, les Hommes, les plantes, les animaux et l’environnement dans sa globalité se trouvent être menacé. L’accumulation des substances toxiques dans les effluents dont les sources émanent en grande partie des hôpitaux, des usines, laboratoires….constituent une menace dangereuse pour l’écosystème si des dispositifs de traitement et de contrôle ne sont pas mis en place et régulièrement suivis. Les substances toxiques libérées par les produits chimiques causent des dégâts dans la population aquatique. Certaines ne résistent pas au premiers contact et meurent, d’autres subissent des modifications génétiques, comportements, reproduction, croissance….Ces derniers peuvent à leur tour contaminer les Hommes à travers l’ingestion de ses produits (alimentaires) provenant des eaux. L’autre idée à développer par rapport aux effluents, concerne surtout l’eau de boisson ; les égouts et canalisations transportent les résidus issus de ses sources (hôpital, usine) dans les eaux de grande étendue ( fleuves, mares) et le système de traitement et d’épuration de l’eau laisse souvent à désirer par manque de moyens suffisants, ou des politiques de ciblage des indicateurs très centrées et spécifiées qui laisse passer certaines substances à effet nuisible sur l’organisme. Certains médicaments hors usage ou jugés dangereux pour la consommation, soit par défaut de fabrication ou expiration de dates d’utilisation font également partie des problèmes environnementaux. Leur destruction nécessite la mise en place d’une équipe pluridisciplinaire. Les emballages le plus souvent non biodégradables, constituent de véritables problèmes de santé publique du point de vue collecte, transport et traitement des déchets solides surtout en milieu urbain.

  • La diffusion des médicaments dans l’environnement est préoccupante pour plusieurs raisons :

    • les effets chroniques des médicaments sur les espèces aquatiques ne sont pas encore identifiés. Pour preuve, on note dans le document que : o « les effets sur les espèces aquatiques sont mal connus. Jusqu’à présent, les tests conventionnels utilisés dans les évaluations ne portent que sur des effets aigus, mesurés donc à court terme »…. • Il ya beaucoup de limites les méthodes relavées sur les méthodes d’analyse des effets chroniques. Par exemple, il est évoqué dans le document support que : o « Les données de tests menés sur le long terme semblent indiquer que cette approche (d’extrapolation) n’est pas toujours valable et que la prédiction des effets chroniques pour certains IPAs nécessite des approches plus mécanistiques, de pharmacologie comparative ». o « La méthode de la moyenne simple ne prend pas en compte le grand nombre et la variabilité des facteurs qui influencent les concentrations environnementales, y compris le facteur d’échelle, locale, régionale, continentale, qui serait le plus approprié pour l’estimation ». • Les conséquences sur la santé Humaine sont aussi mal documentées. On note dans le rapport de l’académie nationale de pharmacie entre autre que : o « L’éventualité de risques sanitaires pour l’homme, dus à l’exposition des populations aux résidus de substances médicamenteuses, n’est pas encore suffisamment documentée et leur présence dans les eaux superficielles et souterraines voire dans l’eau du robinet, peut inquiéter ». o « De plus, toutes les substances présentes dans les boues d’épuration peuvent théoriquement être transférées à l’homme après épandage sur les sols via les plantes alimentaires et/ou les animaux d’élevage mais ce risque d’exposition est insuffisamment documenté ».

  • L’environnement est un ensemble de plusieurs composants vivants ou non vivants interdépendants. La présence d’un composant actif sur cet ensemble peut rendre l’environnement plus sensible et entrainant des effets biologiques sur les composants. On peut noter quelques raisons qui expliquent que le sujet est très préoccupant sur le plan environnemental : Les médicaments sont utilisés pour satisfaire les besoins de la population. Sachant que leur comportement physico chimique leur permet de franchir les membranes, leur rejet dans l’environnement peut entrainer des effets indésirables ou même biologiques à quelques composantes de l’écosystème. La présence résidus dans les eaux, boues, sols explique que leur forte présence dans l’environnement rendant le problème considérable.

  • Le sujet est considéré sur le plan environnemental comme très préoccupant pour les raisons suivantes : (i) Ces polluants peuvent rentrer dans l’environnement par les eaux usées (ii) ils peuvent également contaminer les sols par l’épandage des boues d’épuration (iii) la présence de traces de substances médicamenteuses et de leurs dérivés ou métabolites a été largement établie à l’échelle mondiale en particulier dans les eaux superficielles et souterraines (iv) On sait que certaines substances médicamenteuses peuvent avoir un impact significatif sur la flore et la faune, notamment en matière d’antibiorésistance ou de modulation endocrinienne qui peuvent survenir à doses faibles (v)Il a été aussi mis en évidence que des stations d’épuration pouvaient transformer certaines substances et leur redonner une forme biologiquement active.

  • La diffusion des médicaments dans l’environnement pose des problèmes considérable car les IPA (ingrédients pharmaceutiques actifs) peuvent diffuser via les eaux usées vers les stations d’épuration, ils peuvent aussi contaminer les sols, ils peuvent également se retrouver dans l’eau potable mais aussi avoir des effets sur les espèces aquatiques (même si celle-ci ne sont pas bien connus)

  • C’est un problème avéré puisque plusieurs études nationales et internationales alertent sur ce sujet (d’après le rapport de l’académie de pharmacie). Plusieurs raisons font de ce problème un sujet préoccupant :
    -  Persistance des molécules dans les milieux, notamment dans les sédiments (phénomène d’accumulation)
    -  Bioaccumulation dans les organismes aquatiques, tout au long de la chaine trophique
    -  Développement d’antibiorésistances chez les organismes pathogènes
    -  Perturbations endocriniennes dans plusieurs espèces aquatiques (exemple : féminisation de certains poissons)
    -  Effet cocktail des nombreux résidus médicamenteux dans les milieux
    -  Diversité des sources de pollution : eaux usées (urines, fèces), rejets des centres de soins, rejets suite à usages vétérinaires, rejets des industries chimiques et pharmaceutiques
    -  Pollution diffuse provoquant des effets chroniques
    -  Manque de connaissances écotoxicologiques sur les effets chroniques

  • Les molecules pharmaceutiques sont devenus presents dans le milieu aquatique (eau de surface, mer, ocean..). Les concentrations les plus eleves sont trouves dans l’eau de station d’eppuration, ou on peux trouver un melange de plusieurs classes de medicaments. L’activite biologique de ces medicaments est retenue dans l’environment. L’homme excrete des formes actifs de ces molecules dans l’urine et les selles. Des agents antimicrobiens presents dans l’eau peuvent fortement desequiliberer la flore microbienne environmentale (antibacterien, antifungique..). En plus, les micro-organismes profitent de presence de faible concentrations de ces antibiotiques pour developper des mecanismes de resistance vis-a-vis ces moleucle, et les rendent inactives. L’effet d’accumulation de plusieurs molecules ne doit pas considere le meme pour une molecule toute seule, la toxicite doit etre consideree.

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