Génèse et entretien du stress oxydatif

Le stress oxydatif est l’état généré par la libération d’espèces d’oxygène réactives (EOR). Cette production de radicaux libres est impliquée dans bon nombre de processus physiologiques, de défense contre les pathogènes, la régulation de l’apoptose, mais aussi le vieillissement et certains états pathologiques (athérosclérose, hypertension). Les EOR sont produits par différents systèmes enzymatiques : NADPH oxydases, NO synthases et la chaîne respiratoire mitochondriale, sous l’influence d’hormones de cytokines, mais aussi de certains toxiques. La défense contre les micro organismes pathogènes dépend de la production des EOR et un défaut génétique du gène de la NADPH oxidase est associé à une immunodéficience sévère.

Des espèces comme l’anion oxynitrique (ONOO-), généré par la réaction de l’anion supéroxyde O2- et du NO est un bactéricide efficace, mais il peut également endommager les cellules. A des niveau faibles, ces médiateurs de l’activité oxydoréductrice jouent un rôle dans la régulation du tonus vasculaire, de la réparation tissulaire et de l’angiogenèse [1]. La cellule dispose de systèmes sensibles au potentiel rédox (glutathion, thiorédoxines et autres protéines avec des groupes thiol), capables de tamponner la production physiologique de EOR. De même, l’activation de l’immunité innée pour résoudre une infection locale, est un phénomène transitoire et même si des dommages cellulaires interviennent, ils seront réparés dans la phase de cicatrisation. C’est justement la persistance du phénomène, le passage vers une phase inflammatoire chronique, qui peut être préjudiciable.

Cette présentation simplificatrice est justifiée par le fait que l’exposition à certains toxiques est responsable d’une production excessive d’EOR. En effet, la capacité de stimuler la production des EOR peut être une propriété importante dans la caractérisation de la dangerosité d’une substance. Les dommages au niveau des cellules incluent :
- L’atteinte des membranes, suite à la peroxydation des lipides ;
- L’oxydation des protéines (altération de récepteurs, inactivation d’enzymes...) ;
- Les cassures au niveau de l’ADN.

Cette action mutagène des EOR nécessite l’intervention d’ions métalliques pour générer des radicaux OH., qui sont les plus réactifs. Elle est un des aspect les plus dommageables de l’inflammation chronique.

Notes

[1] Croissance des vaisseaux, augmentation de la vascularisation

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