La faculté d’adaptation d’un tissu aux changements des conditions ambiantes

Types d’adaptations cellulaires

- L’atrophie est la réduction de la taille cellulaire.
- L’hypertrophie est, à l’inverse, l’augmentation du volume des cellules.
- L’hyperplasie correspond à un nombre de cellules augmenté.
- La métaplasie est la conversion d’un type cellulaire à un autre qui se retrouve ainsi au mauvais endroit de l’organe (modification de ses capacités fonctionnelles).
- La dysplasie est la condition associée à des modifications de l’aspect des cellules qui traduisent en général un potentiel et des conditions de croissance et de division anormaux.

Pour en savoir plus : Adaptations aux stimuli environnementaux et (...)

Les réponses cellulaires adaptatives sont le moyen de maintenir l’homéostasie à l’échelle cellulaire, tissulaire ou pour un système dans son ensemble. Ainsi, les cellules et tissus sont capables de :
- répondre à la perception de stimuli externes, en mettant en place des programmes fonctionnels adéquats
- favoriser un type cellulaire par rapport à un autre, en fonction de la pression exercée par le contexte (agression) Ces réponses seront qualifiées de physiologiques si elles ne compromettent pas les chances de survie de l’individu dans de bonnes conditions. Elles peuvent passer inaperçues, dans le sens où elles ne donnent pas lieu à un symptôme reconnaissable. Dans d’autres cas elles peuvent se manifester par une rougeur, une fièvre ou tout autre signe indicatif du phénomène sous-jacent.

En définitif, ce qui compte pour la réponse face à l’agression, est la capacité du phénomène biologique à s’autolimiter, avec un retour à une situation aussi proche que possible de l’état normal. C’est le cas de la cicatrisation suite à un traumatisme. L’augmentation du volume des seins au cours de la grossesse est une réponse physiologique à des stimuli hormonaux physiologiques, de même que le cycle menstruel (voir les états décrits dans l’encadré). A l’inverse, certaines agressions se soldent par des tentatives de réparation qui limitent les effets délétères sur le moment, mais qui peuvent avoir des effets néfastes à long terme. Par exemple, chez les fumeurs, l’irritation chronique provoquée par la fumée induit un remplacement de l’épithélium glandulaire cilié par de l’épithélium stratifié dans la trachée, ce qui améliore sa résistance. Par contre, la perte des cils et de la capacité sécrétoire diminue la capacité de résistance (élimination des particules, infections).

La capacité de renouvellement du tissu confère un caractère de réversibilité aux adaptations pathologiques. Cependant, au-delà d’une certaine limite, les modifications seront progressivement irréversibles en menaçant le cas échéant le pronostic vital. C’est par exemple le cas de la progression vers le cancer, en passant par les adaptations, dont certaines sont décrites dans l’encadré.

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