Le principe de l’homéostasie, à l’échelle d’un tissu ou d’un organe

Homéostasie signifie littéralement “un état égal”. C’est le principe qui gouverne le maintient des ensembles structurés que sont les tissus ou les organes. Les deux notions sont complémentaires. Les tissus sont étudiés dans le cadre de l’histologie, discipline plutôt descriptive, alors que les organes relèvent de la physiologie qui étudie plutôt la fonction. En tout état de cause, tout sera mis en œuvre pour conserver la forme, le volume ou la composition en terme de populations cellulaires et pour préserver le bon fonctionnement.

Il existe donc des réponses cellulaires permettant d’assurer cette homéostasie. Ainsi, une agression physique ou mécanique sera suivie d’une cicatrisation. De fortes pertes cellulaires consécutives à une mortalité d’origine toxique seront compensées par un phénomène de régénération ou, à défaut, d’une hyperplasie, c’est à dire une augmentation du volume des cellules. L’organe retrouvera une forme, une composition et une fonction normale.

Pour assurer ce maintien, indispensable pour la survie de l’organisme, des systèmes de régulation sont en place à l’échelle de chaque cellule afin de :
- Identifier le voisinage et donc savoir où exactement se trouve une cellule ;
- Evaluer la composition du milieu interstitiel, la présence de nutrients en quantité suffisante ;
- S’assurer de l’intégrité du patrimoine génétique.

Dans d’autres cas, la persistance d’une perturbation peut conduire à des remaniements importants, qui peuvent s’avérer préjudiciables à long terme. Un bon exemple est fourni par l’inflammation gastrique qui, associée à une érosion de la muqueuse, donnera naissance à un ulcer. Certains remaniements peuvent se résoudre si le facteur perturbateur est supprimé. Cependant, à la longue, il peut se produire des modifications préjudiciables au bon fonctionnement d’un tissu ou d’un organe. Typiquement, la composante épithéliale, qui assure la fonction de l’organe, sera remplacée par du tissu interstitiel (fibrose), qui respecte la forme de l’organe, mais est associée à l’altération irréversible de la fonction. La fibrose pulmonaire ou la cirrhose du foie en sont des exemples.

9 Messages de forum

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La plaie et la réaction inflammatoire

La présence d’une plaie est associée à une réaction inflammatoire : augmentation des vaisseaux et recrutement de globules blancs.

Plaie en voie de cicatrisation

Le tissu revient vers sont état normal, dans son aspect, sa forme et sa composition.

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La plaie et la réaction inflammatoire

La présence d’une plaie est associée à une réaction inflammatoire : augmentation des vaisseaux et recrutement de globules blancs.

Plaie en voie de cicatrisation

Le tissu revient vers sont état normal, dans son aspect, sa forme et sa composition.

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