Le SEQ-Eau, système d’évaluation de la qualité des eaux en France

Le SEQ-Eau permet d’évaluer la qualité de l’eau et son aptitude à assurer certaines fonctionnalités : maintien des équilibres biologiques, production d’eau potable, etc. Les évaluations peuvent être conduites sur un ou plusieurs prélèvements dans une période de temps donnée. Les altérations comprennent des paramètres de même nature ou ayant des effets comparables sur le milieu aquatique ou sur les usages. Par exemple, l’altération « matières azotées hors nitrates » décrit les aspects réducteurs et toxiques de l’azote dans l’eau. Elle prend en compte l’azote Kjeldahl, l’ammoniac et les nitrites.

Le calcul du SEQ [1] repose sur la notion de paramètre déclassant : la classe de qualité retenue pour une altération particulière est déterminée par le paramètre déclassant, c’est-à-dire celui qui définit la classe la moins bonne. Pour chaque altération, l’évaluation produit un indice dans une échelle de 0 à 100, subdivisée en 5 classes représentées par une couleur, du bleu (très bon) au rouge (très mauvais). Pour réaliser les différents bilans de qualité présentés dans cet ouvrage, plusieurs règles ont été appliquées de façon uniforme sur l’ensemble des stations et sur l’ensemble des années. Ces règles ont conduit à prendre en compte les exceptions typologiques, les « paramètres impératifs », une période donnée et une fréquence minimum d’échantillonnage, et la règle du « quantile 90 ».

L’exception typologique permet de préciser si la station de mesure est située dans une zone géographique spécifique dans laquelle les valeurs naturelles de certains paramètres sont plus élevés que dans le reste du territoire. Pour les altérations autres que micropolluants, certains paramètres appelés paramètres impératifs doivent être obligatoirement analysés pour calculer les classes de qualité. Par exemple, pour l’altération matières azotées hors nitrates, l’ammoniac doit être obligatoirement mesuré, l’azote Kjeldahl et les nitrites sont optionnels. La figure ci-contre montre l’évaluation de la situation pour les nitrates sur la période 1971-2003.

Pour ces mêmes altérations (autres que micropolluants) 4 prélèvements minimum doivent être analysés par année. Pour l’altération nitrates par exemple, un prélèvement est exigé par trimestre calendaire. La règle d’agrégation du quantile 90 permet de ne retenir que 90 % des résultats observés sur une période afin de fournir une évaluation de la qualité dans les conditions critiques, mais en évitant de prendre en compte les situations exceptionnelles. Cela revient à retenir les prélèvements donnant la moins bonne qualité, à condition qu’elle soit constatée dans au moins 10 % des prélèvements. Elle ne s’applique qu’à partir de 10 prélèvements ; si une station ne possède que 9 prélèvements pour une année donnée, la règle ne sera pas appliquée. Si elle en possède 11, un prélèvement sera supprimé.

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Notes

[1] Les agences de l’eau et le Ministère en charge de l’Ecologie ont produit des guides sur le sujet

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