Les objectifs environnementaux de la DCE

La directive cadre sur l’eau est construite autour d’objectifs environnementaux qui posent le cadre d’une gestion durable de l’eau. Les objectifs majeurs sont la non détérioration de la ressource eau, l’atteinte du bon état en 2015, la réduction ou la suppression de la pollution occasionnée par certaines substances et le respect des normes dans les zones protégées.

A ces objectifs s’ajoutent des spécifications en fonction du milieu aquatique. Les eaux de surface, qui sont soumises à de fortes pressions dues aux prélèvements d’eau et aux rejets d’eau usées et qui sont en même temps lieu d’habitats pour les espèces végétales et animales, doivent atteindre un bon état écologique et chimique. Afin d’y arriver, la DCE appelle à la prévention contre une dégradation supplémentaire des milieux, à la protection et à la restauration de toutes les masses d’eau, et à la réduction progressive des pollutions. Les eaux souterraines, qui constituent nos réserves d’eau, doivent atteindre un bon état qualitatif et quantitatif. Pour ce faire, il s’agit de prévenir et de limiter les rejets de polluants dans les eaux souterraines, d’éviter la détérioration de l’état de toutes les masses d’eau souterraines, et d’équilibrer les captages et les recharges. Les zones protégées doivent assurer le respect de toutes les normes et critères de protection désignées à l’échelle communautaire, nationale ou régionale.

Les objectifs environnementaux passent, donc, par l’atteinte d’un bon état chimique, écologique et quantitatif des eaux. Le bon état chimique des eaux s’appuie sur la qualité de l’eau et sur le taux de concentration de polluants. Ce bon état est atteint lorsque les concentrations de polluants ne dépassent pas les normes de qualité environnementale fixées dans le but de protéger la santé humaine et celle de l’environnement. Le bon état écologique s’apprécie non seulement en fonction des critères chimiques mais aussi biologique, hydro morphologique et physico-chimique. Ces critères permettent de constater si les conditions de référence du milieu sont conservées [1]. La constatation d’une influence du milieu par l’activité humaine baisse le niveau de qualité initial du milieu et comporte des dangers pour les habitats. Le bon état quantitatif est l’existence d’un équilibre entre les prélèvements liés à la consommation humaine et les recharges naturelles. Le bon état quantitatif des eaux souterraines est atteint lorsque les prélèvements ne dépassent pas la capacité de renouvellement du milieu.

Notes

[1] Ils sont précisés dans la page suivante

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