Biosurveillance en santé environnementale

La biosurveillance humaine (BH) fait référence à des activités de surveillance utilisant des biomarqueurs d’expositions environnementales, ou de maladies et/ou dysfonctionnements environnementaux, ou de susceptibilité génétique, et de leurs relations éventuelles. La surveillance fait en principe référence à un échantillonnage et une analyse répétés ou continus ; ce terme est néanmoins fréquemment utilisé pour des activités ponctuelles. Quelques exemples concrets sont présentés ci-après.

Il convient de distinguer la biosurveillance humaine dans le domaine de la santé environnementale du dépistage en santé publique. Le dépistage vise essentiellement à identifier, chez des individus apparemment en bonne santé, une maladie ou un état antérieur à la maladie. Selon le Comité national du Royaume-Uni pour le dépistage, il s’agit d’une action de santé publique qui consiste notamment à proposer un questionnaire ou un test à des individus, appartenant à une population particulière, qui ne perçoivent pas forcément être à risque ou déjà atteints d’une maladie ou par ses complications. Le but du dépistage est d’identifier les personnes les plus susceptibles d’être aidées par la délivrance ultérieure de tests ou de traitements permettant de réduire le risque de maladie ou de complications. En médecine du travail par exemple, le dépistage génétique peut permettre de détecter des caractéristiques héritées qui peuvent être l’indication d’une plus grande susceptibilité à certaines affections liées à des risques professionnels. La biosurveillance génétique peut identifier des modifications du matériel génétique résultant d’expositions à des substances nocives. Une pratique de sélection à l’embauche qui serait basée sur les résultats de tests de dépistage génétique n’est pas à ce jour considérée comme une politique rationnelle de protection de la santé des travailleurs ; elle est même interdite dans certains pays.

extraits de l’article introductif, page 3

1 Message

  • Biosurveillance en santé environnementale 10 mars 2011 16:15, par Emmanuelle Beaugrand

    Dans l’étude de la cohorte Pélagie en Bretagne, pourquoi les concentrations d’insecticide dans les urines sont-elles ajustées sur le niveau de créatinine ?

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