Différentes formes d’expression de VTR

Pour une exposition par voie orale, les valeurs toxicologiques de référence sont exprimées en masse de substance par kilogramme de poids corporel et par jour (mg/kg pc/j). Ces valeurs sont définies comme étant l’estimation de la quantité de produit à laquelle un individu peut théoriquement être exposé (par ingestion) sans constat d’effet nuisible, sur une durée déterminée et sur la base de toutes les informations actuelles. On recense : – les « Reference doses (RfD) » élaborées par l’US EPA, – les « Minimal risk levels (MRL) » élaborés par l’ATSDR, – les « Acceptable daily intake (ADI) » ou « Dose Journalière Admissible (DJA) », encore appelées « Tolerable Daily Intake (TDI) » ou « Dose Journalière Tolérable (DJT) », élaborées par l’OMS, le RIVM ou Health Canada.

Notons que les ADI et les TDI n’ont pas la même origine mais sont aujourd’hui confondues. Les ADI ont été établies à l’origine pour les additifs alimentaires et les résidus de pesticides dans les aliments, ce qui justifie le terme « admissible ». Les TDI ont été établies pour ces mêmes substances chimiques, pour les compartiments de l’environnement où leur présence est indésirable (l’eau potable par exemple) et pour les autres substances chimiques, n’ayant pas de fonction de protection des aliments et des cultures.

Pour une exposition par voie respiratoire, la VTR s’exprime en masse de substance par mètre cube d’air ambiant (ex : mg/m3) et correspond à la teneur de produit dans l’air ambiant à laquelle un individu peut être exposé sans constat d’effet nuisible. On recense : – les « Reference Concentration (RfC) » élaborées par l’US EPA, – les « Minimal risk levels (MRL) » élaborés par l’ATSDR, – les « Concentrations Admissibles dans l’Air (CAA) » élaborées par l’OMS.

Le traitement des données est différent pour l’une ou l’autre voie d’exposition. Pour une ingestion, il s’agit d’une dose rapportée au kilogramme de poids corporel, donc d’une dose rapportée à l’organisme alors que pour une inhalation, il s’agit d’une concentration dans l’air ambiant, donc d’une concentration dans un milieu de l’environnement. Cependant, elles correspondent toutes à un niveau d’exposition externe, avant le passage des barrières biologiques de l’organisme.

P.-S.

Ce texte est extrait du rapport “Valeurs toxicologiques de référence : méthode d’élaboration” de l’InVS, accessible à partir de la page de présentation du cours

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